Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, poursuit sa stratégie de renforcement de la gestion des finances publiques. Réuni en Conseil de cabinet avec les directeurs généraux des régies financières, le chef de l’État a fixé de nouvelles orientations destinées à améliorer la mobilisation des ressources de l’État, tout en garantissant le financement des projets jugés prioritaires pour le développement du pays.
Au cours de cette réunion, une attention particulière a été portée aux exonérations fiscales et douanières accordées à différents acteurs économiques. Considérées comme un outil de soutien à certains investissements, ces mesures feront désormais l’objet d’un examen approfondi. Le président de la République a en effet demandé la réalisation d’un audit complet afin de déterminer quelles exonérations restent économiquement justifiées et lesquelles continuent d’être appliquées alors qu’elles auraient dû arriver à leur terme. Selon le communiqué de la Présidence, cette démarche vise à limiter les pertes de recettes pour les finances publiques. À ce stade, aucun calendrier n’a été communiqué concernant la réalisation ou la publication des résultats de cet audit.
La réunion a également permis d’aborder la modernisation de l’administration financière. Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur la nécessité d’accélérer la digitalisation des services et de renforcer l’interconnexion entre les différentes administrations concernées. L’objectif affiché est d’améliorer les performances en matière de collecte des recettes, de renforcer la transparence des procédures et de rendre l’action publique plus efficace.
Autre priorité évoquée au cours des échanges, la gestion de la dette publique. Le chef de l’État a demandé aux responsables des régies financières de mettre en œuvre une stratégie rigoureuse de soutenabilité de la dette afin de consolider la crédibilité financière du Gabon auprès de ses partenaires techniques et financiers ainsi que des bailleurs de fonds.
Cette rencontre marque également un changement dans le suivi des finances publiques. La Présidence a annoncé que ce Conseil de cabinet se réunira désormais chaque mois pour évaluer l’évolution des recettes, l’exécution du budget de l’État et la gestion de la dette publique. À terme, ce mécanisme de suivi devrait être progressivement étendu à d’autres secteurs stratégiques, notamment la santé, l’éducation, les travaux publics, l’eau et l’énergie.
À travers ces nouvelles orientations, les autorités affichent leur volonté de renforcer le pilotage des finances publiques et d’assurer un meilleur suivi des ressources de l’État. Les conclusions de l’audit sur les exonérations fiscales et douanières, ainsi que la régularité de ces réunions mensuelles, devraient constituer des indicateurs importants de l’évolution de la gouvernance budgétaire du Gabon.
