Les activités minières continuent d’exercer une pression importante sur les écosystèmes forestiers gabonais. Selon les dernières données de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS), près de 792 hectares de couvert forestier ont disparu entre janvier et juin 2026 sous l’effet de l’exploitation minière.
Les chiffres révèlent qu’au total, 791,55 hectares de forêt ont été perdus au cours des six premiers mois de l’année. La grande majorité de cette déforestation, soit 706,16 hectares, a été enregistrée à l’intérieur des périmètres officiellement attribués aux opérateurs miniers. En revanche, 85,39 hectares ont été détruits en dehors des zones autorisées, mettant en évidence des empiètements sur des espaces ne disposant d’aucun titre d’exploitation.
L’analyse réalisée par l’AGEOS montre également que les petites exploitations minières représentent la principale source de cette déforestation. Elles sont responsables de 469,82 hectares de pertes forestières, soit plus des deux tiers des superficies détruites dans les concessions minières. Les grandes mines totalisent 160,17 hectares de couvert forestier disparu, tandis que les permis de recherche comptabilisent 76,17 hectares de déforestation.
Ces données proviennent du système national de surveillance environnementale mis en place par l’AGEOS. Ce dispositif couvre plus de 8 millions d’hectares du territoire gabonais et permet de suivre l’évolution de 160 permis miniers, répartis entre 9 permis de grandes mines, 52 permis de petites mines et 99 permis de recherche.
Grâce à cette surveillance par observation spatiale, l’Agence entend fournir aux pouvoirs publics des informations précises sur l’impact environnemental des activités extractives. L’objectif est d’améliorer la gouvernance du secteur minier, de renforcer le contrôle du respect des obligations environnementales imposées aux exploitants et de mieux lutter contre la déforestation liée à l’exploitation des ressources minières.

















































