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Gabon : reprise des actifs de Colas, un virage en phase avec la vision économique nationale

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Le secteur des infrastructures au Gabon connaît une évolution majeure avec le retrait officiel de Colas, filiale du groupe Bouygues. Après plus de 70 ans de présence continue dans le pays, l’entreprise française cède l’ensemble de ses actifs à la holding ACK S.A., dirigée par l’homme d’affaires Alain-Claude Kouakoua. La finalisation de cette opération est attendue à l’été 2026. Elle marque une avancée significative dans la montée en puissance des acteurs locaux du BTP, un secteur en forte croissance avec une progression de 61,8 % de son chiffre d’affaires au dernier trimestre 2025.

Cette transition intervient alors que Colas Gabon dispose d’un carnet de commandes solide, estimé à 76 milliards de FCFA, incluant des projets structurants comme la réhabilitation de l’axe Bifoun Lambaréné et la modernisation des voiries de Franceville. Pour la holding ACK, déjà active dans la logistique, cette acquisition représente un levier stratégique pour s’imposer davantage dans une filière où la demande reste soutenue, malgré un léger recul de la production de ciment.

Au-delà de son aspect économique, cette opération s’inscrit pleinement dans la dynamique impulsée par le Président de la République, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, qui prône un renforcement de la souveraineté économique et une valorisation accrue des compétences nationales. La reprise d’actifs stratégiques par un groupe gabonais illustre concrètement cette orientation visant à repositionner les centres de décision au niveau local et à favoriser l’émergence de champions nationaux.

Dans un contexte marqué par une hausse des crédits à l’économie (+27,3 % pour atteindre 1 845,2 milliards de FCFA à fin 2025) et une inflation maîtrisée à 0,1 %, les conditions semblent réunies pour accompagner cette transformation. En reprenant un acteur historique du secteur, la holding ACK s’engage à préserver les emplois et à assurer la continuité des activités, tout en contribuant à porter les ambitions infrastructurelles du pays.

Ce mouvement traduit ainsi une évolution profonde du modèle économique gabonais, désormais orienté vers une plus grande autonomie et une meilleure redistribution de la valeur créée sur le territoire national.

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