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Grossesse : pourquoi les moustiques piquent davantage les femmes enceintes

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Pendant la grossesse, le corps de la femme subit de nombreuses transformations destinées à accompagner le développement du bébé. Mais ces changements ont aussi une conséquence moins connue : ils rendent les femmes enceintes beaucoup plus attirantes pour les moustiques. Selon des informations relayées par BBC News Afrique le 11 juillet 2026, une femme enceinte peut être jusqu’à deux fois plus exposée aux piqûres qu’une femme qui ne l’est pas.

Cette vulnérabilité s’explique avant tout par le fonctionnement de l’organisme. Durant la grossesse, les besoins en oxygène augmentent, tout comme l’activité métabolique. Le corps produit davantage de dioxyde de carbone (CO₂), un gaz que les moustiques femelles utilisent pour localiser leurs proies. Ces insectes, qui ont besoin de protéines contenues dans le sang pour assurer le développement de leurs œufs, sont particulièrement sensibles à ce signal.

À cela s’ajoute une température corporelle légèrement plus élevée chez les femmes enceintes. Pour les spécialistes, cette hausse de chaleur constitue un autre facteur d’attraction. Des chercheurs expliquent également que certaines modifications chimiques de la peau, notamment liées à la production de sébum au cours de la grossesse, renforcent encore cette attirance, en particulier à partir du deuxième trimestre.

Cette réalité est loin d’être anodine dans des pays comme le Gabon, où le paludisme reste l’une des principales préoccupations de santé publique. Chez la femme enceinte, cette maladie peut provoquer des complications graves telles qu’une anémie sévère, une fausse couche, un accouchement prématuré ou encore un faible poids du nouveau-né à la naissance.

Face à ces risques, les professionnels de santé insistent sur l’importance de la prévention. Le traitement préventif intermittent pendant la grossesse, recommandé par les autorités sanitaires, demeure l’un des moyens les plus efficaces de protection. Son efficacité est renforcée par l’utilisation régulière de moustiquaires imprégnées d’insecticide.

D’autres gestes simples permettent également de limiter les piqûres. Porter des vêtements longs et de couleur claire, supprimer les eaux stagnantes autour des habitations, utiliser un ventilateur ou la climatisation afin de disperser la chaleur et le dioxyde de carbone, ainsi que l’application de répulsifs adaptés à base de DEET ou d’icaridine, figurent parmi les mesures préventives les plus recommandées.

Dans un contexte où le paludisme demeure endémique, ces précautions revêtent une importance particulière pour protéger la santé de la mère et celle de l’enfant à naître. Les spécialistes rappellent ainsi qu’une meilleure information sur les risques et les moyens de prévention constitue un élément essentiel de la lutte contre cette maladie.

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