Le drapeau gabonais a flotté haut dans le ciel d’Hammamet. Au terme d’une campagne héroïque lors du Championnat d’Afrique de ju-jitsu en Tunisie, la sélection nationale a pulvérisé ses propres records. Avec un total impressionnant de quinze médailles, dont deux en or, le Gabon change de dimension et s’affirme désormais comme une puissance montante sur les tatamis continentaux.
Finie l’époque de la simple figuration. La délégation gabonaise, qui a quitté les terres tunisiennes le 20 décembre dernier, rentre au bercail les valises pleines et le devoir accompli.
Sur les douze athlètes engagés dans la compétition, les Panthères ont réalisé un ratio d’efficacité redoutable en décrochant quinze breloques : deux en or, cinq en argent et huit en bronze.
Nkonga Morcène, le patron des lourds
Symbole de cette réussite collective, Cyr Victor Nkonga Morcène a éclaboussé la compétition de son talent.
Dans la catégorie des plus de 100 kg, le colosse gabonais s’est offert le titre suprême de champion d’Afrique en Ju-jitsu fighting, avant de doubler la mise avec une médaille d’argent en Ju-jitsu né waza.
Il n’est pas le seul à avoir brillé. Capitalisant sur l’expérience acquise lors de la précédente édition à Marrakech, Lievain Juvenal Mouiri (-69 kg) a confirmé son statut de cadre de l’équipe.
Il repart avec deux titres de vice-champion d’Afrique (argent), tant en fighting qu’en né waza, tirant vers le haut l’ensemble du groupe.
Un bond de géant par rapport à Marrakech
Cette performance prend tout son sens lorsqu’on la compare au bilan de l’année précédente.
Au Maroc, le Gabon s’était contenté de deux timides médailles de bronze pour neuf combattants. Un an plus tard, la moisson est historique.
Par leur engagement et leur combativité exemplaire dans la salle couverte du complexe sportif d’Hammamet, les


















































