Tout serait parti d’une transaction immobilière portant sur une parcelle de 136 m² située au quartier Derrière l’École normale supérieure (ENS), dans la capitale gabonaise. Éric K., présenté comme sans emploi, aurait vendu le terrain à Keita M., un ressortissant malien, pour un montant de 5 millions de FCFA. Selon les informations rapportées, la transaction avait été formalisée par un acte établi avec l’intervention d’un huissier de justice, en présence de témoins.
Mais quelques mois après la vente, le différend aurait pris une tournure inattendue. Après avoir dépensé l’argent perçu, le vendeur aurait exigé de son ancien client une somme supplémentaire de 20 millions de FCFA. Face au refus de l’acquéreur, il aurait multiplié les démarches judiciaires, saisissant les tribunaux à six reprises, sans obtenir gain de cause.
L’affaire ne se serait toutefois pas arrêtée aux procédures judiciaires. Le 10 février 2026, Éric K. est accusé de s’être introduit par effraction au domicile de Keita M. pour y emporter deux rouleaux de câbles électriques, dont la valeur est estimée à 11 000 FCFA.
La victime a finalement porté plainte au début du mois d’août auprès du parquet. Le dossier a ensuite été transmis aux officiers de police judiciaire de la Brigade nord de Gros Bouquet. Convoqué les 14 et 19 août, le suspect ne se serait pas présenté aux enquêteurs. Il a finalement été interpellé en septembre dans le quartier Charbonnages, après un signalement effectué par son présumé victime.
À l’issue de sa garde à vue et de son défèrement, l’homme a bénéficié d’une liberté provisoire, assortie d’une interdiction de s’approcher du domicile de Keita M. Il reste dans l’attente de son jugement en comparution immédiate, selon les éléments rapportés.
Cette affaire ne serait pas une première entre les deux hommes. Éric K. aurait déjà été condamné à un mois de détention à la prison centrale de Gros Bouquet dans le cadre d’une précédente affaire d’escroquerie visant le même ressortissant malien. Il avait été remis en liberté le 12 mai 2025.
Entre litige foncier, réclamations financières répétées et accusations de cambriolage, cette affaire illustre les conséquences que peuvent prendre certains conflits liés aux transactions immobilières. Le dossier doit désormais suivre son cours devant la justice, qui devra établir les responsabilités de chacun.
