L’opération menée par les forces de sécurité a permis de mettre la main sur sept sacs contenant au total 66 kilogrammes de cannabis. Les gendarmes ont également découvert 1 373 comprimés de Tramadol parmi les produits transportés par les suspects.
D’après les estimations communiquées par le parquet de Tchibanga, l’ensemble de la cargaison représenterait une valeur marchande de 10 052 500 francs CFA. Une saisie qui met en lumière l’ampleur des circuits de distribution de produits stupéfiants dans cette zone située à proximité de la frontière avec la République du Congo.
Les premières investigations conduites sous la supervision des officiers de police judiciaire auraient permis de retracer l’origine de la marchandise. Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, les produits auraient été acheminés depuis la République du Congo avant d’entrer sur le territoire gabonais.
Après leur interpellation, les cinq suspects ont été présentés mardi 15 septembre 2026 au parquet de la République près le Tribunal de première instance de Tchibanga. Leurs procès verbaux ont fait l’objet d’un examen approfondi au cours des auditions.
À l’issue de cette procédure, le ministère public a retenu contre eux des charges liées au trafic de stupéfiants ainsi qu’au blanchiment de capitaux issus de ce trafic. Les faits sont notamment examinés au regard des dispositions des articles 597 à 603 du Code pénal.
Compte tenu de la nature des faits et de la dimension transfrontalière du dossier, le procureur de la République, Guychard Ndong Mebale, a décidé de transmettre la procédure à Libreville. L’article 435 du Code de procédure pénale prévoit en effet la compétence d’une formation spécialisée du Tribunal de première instance de Libreville pour certaines affaires relevant de la grande criminalité organisée.
Les cinq prévenus doivent ainsi être mis à la disposition des autorités judiciaires compétentes dans la capitale afin que la procédure puisse se poursuivre.
Au delà de la quantité de produits interceptés, cette affaire met une nouvelle fois en évidence les enjeux liés au contrôle des circuits transfrontaliers de stupéfiants. Pour les autorités, la saisie constitue un nouveau coup porté aux réseaux qui alimentent le marché illicite en cannabis et en médicaments détournés de leur usage, notamment le Tramadol.
L’enquête judiciaire devra désormais permettre de déterminer le rôle exact de chacun des mis en cause et de remonter, si possible, jusqu’aux autres acteurs impliqués dans cette filière.
