À Makokou, une affaire de gestion présumée irrégulière de stocks secoue le secteur de la distribution commerciale. Le gérant du magasin Cecado du quartier Central, dans le deuxième arrondissement de la ville, a été placé sous mandat de dépôt à la suite d’une enquête portant sur la disparition présumée de marchandises évaluées à plus de 27 millions de francs CFA.
Selon des informations recueillies auprès de sources policières, l’homme, âgé de 40 ans, est soupçonné d’avoir détourné des produits appartenant à la Compagnie d’exploitations commerciales africaines Société gabonaise de distribution (CECA-GADIS). Son placement en détention intervient après une plainte déposée par un représentant de l’entreprise auprès de l’antenne provinciale de la Police judiciaire de l’Ogooué Ivindo.
L’origine de cette affaire remonte à la réorganisation opérée par le groupe CECA GADIS à la fin de l’année 2025. Dans le cadre d’une restructuration de son réseau, plusieurs points de vente avaient été fermés, notamment deux magasins Cecado à Makokou, un autre à Booué ainsi qu’un magasin Gaboprix à Ovan. Les marchandises issues de ces différents établissements avaient alors été regroupées au sein du magasin Cecado du quartier Central.
C’est lors des opérations de contrôle effectuées quelques mois plus tard que des anomalies auraient été relevées. Un premier inventaire réalisé en mars 2026 a mis en évidence un déficit de marchandises estimé à plus de 13 millions de francs CFA. Un second contrôle, mené en mai, a révélé un nouveau manque évalué à près de 15 millions de francs CFA.
Au total, les pertes constatées atteindraient 27 869 506 francs CFA, selon les chiffres communiqués par les enquêteurs.
Entendu dans le cadre de l’enquête, le gérant du magasin a contesté toute intention frauduleuse. Il attribue les écarts relevés à plusieurs facteurs liés à l’exploitation du commerce, notamment la péremption de certains produits, les invendus ainsi que les casses enregistrées au cours de la période concernée.
Les investigations se poursuivent désormais afin de déterminer les circonstances exactes de ce déficit et d’établir les éventuelles responsabilités dans cette affaire qui suscite déjà de nombreuses interrogations au sein de la capitale provinciale de l’Ogooué Ivindo.
