Le chantier entre désormais dans une phase concrète. Sur le site, les travaux se poursuivent tandis que les premiers équipements destinés à la future unité industrielle sont progressivement installés. L’objectif affiché est de ne plus limiter l’activité à l’extraction du marbre, mais de réaliser directement au Gabon les principales étapes de sa transformation.
Le projet, annoncé en Conseil des ministres en juillet 2024, prévoit ainsi une chaîne de production comprenant notamment la découpe, le polissage et la finition des blocs de marbre. La mécanisation de plusieurs opérations doit permettre à l’usine de fonctionner avec des équipements adaptés aux différentes étapes du processus industriel.
L’entreprise prévoit également des dispositifs destinés à limiter la consommation des ressources. L’eau utilisée pour les opérations devrait notamment être récupérée puis réintroduite dans le circuit de production. Les résidus issus de la transformation ne seraient pas non plus considérés comme de simples déchets, puisqu’une partie pourrait être réutilisée dans des applications liées notamment à la fabrication du ciment.
Mais c’est surtout sur le terrain de l’emploi que le projet suscite des attentes dans la région. Une quarantaine de Gabonais travaillent déjà sur le chantier. Avec la mise en service de l’usine, Marmion Minerals annonce près de 500 emplois directs dans plusieurs domaines, allant de la conduite des équipements à la maintenance, en passant par la manutention, la logistique et l’administration.
Pour les populations de la Nyanga, l’enjeu dépasse donc la seule construction d’une nouvelle infrastructure. Le développement de cette activité pourrait également entraîner des besoins en services, en transport et en compétences techniques autour du futur complexe industriel.
Le calendrier présenté par l’entreprise prévoit une première phase d’essai à partir de décembre 2026, avant une entrée en production envisagée en 2027. Le potentiel du site constitue également un argument important pour inscrire le projet dans la durée. Le gisement de Doussiegoussou disposerait d’une durée d’exploitation estimée à plus d’un siècle.
Si les échéances annoncées sont respectées, la Nyanga pourrait ainsi voir émerger une nouvelle activité industrielle fondée sur la transformation d’une ressource locale. Pour Marmion Minerals, l’ambition est désormais de faire de Doussiegoussou un maillon d’une chaîne de valeur complète, depuis l’extraction jusqu’à la transformation du marbre.
Au delà du chantier, le véritable enjeu sera donc de savoir si cette future usine permettra au Gabon de conserver davantage de valeur sur place, tout en offrant aux jeunes et aux travailleurs de la région de nouvelles possibilités d’emploi et de qualification.

















































