À Mayumba, dans le département de la Banio, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a choisi de s’écarter du protocole habituel pour aller à la rencontre des habitants. Une démarche simple dans sa forme, mais forte dans son message : écouter avant d’agir.
Dans une ambiance détendue mais attentive, le Chef de l’État a passé plusieurs heures à échanger directement avec les populations. Autour de lui, autorités locales, notables, responsables communautaires et habitants se sont réunis sans filtre, dans un cadre où la parole circulait librement.
Très vite, les préoccupations du quotidien ont pris le dessus. Les habitants ont évoqué le manque d’infrastructures essentielles, notamment dans le domaine de la santé et de l’accès aux services financiers. Des difficultés concrètes, qui contrastent avec les ambitions de développement affichées pour cette partie du pays.
Le projet du port en eau profonde de Mayumba a naturellement occupé une place importante dans les discussions. Pour beaucoup, il représente une opportunité majeure de transformation économique. Mais il suscite aussi des interrogations : quels emplois pour les jeunes ? quelles retombées réelles pour les familles ? autant de questions posées directement au Chef de l’État.
En face, Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur une idée centrale car un projet de cette ampleur ne peut réussir sans l’adhésion des populations concernées. Le développement, a-t-il laissé entendre à travers cette approche, ne se décrète pas uniquement depuis les centres de décision, il se construit avec le terrain.
Un autre sujet sensible à été abordé au cours des échanges, notamment les conflits récurrents entre les cultures agricoles et la présence des éléphants. Dans plusieurs villages, les champs sont régulièrement détruits, mettant en difficulté des familles dont la survie dépend directement de leurs récoltes.
Les habitants ont plaidé pour des solutions durables, capables de protéger à la fois la biodiversité et les activités agricoles. Un équilibre difficile à trouver, mais essentiel dans un pays où la conservation de la nature reste un engagement fort.
Au-delà des difficultés, certains habitants ont également tenu à saluer les projets déjà engagés dans la province. Routes, infrastructures, perspectives économiques, autant de signes perçus comme le début d’une transformation progressive de la région.
Cette rencontre s’inscrit dans une méthode que le Chef de l’État semble vouloir installer durablement, celle d’aller sur le terrain, d’écouter directement et intégrer les réalités locales dans la prise de décision. Une gouvernance de proximité qui cherche à réduire la distance entre l’État et les citoyens.
À Mayumba, le message est apparu clairement à travers les échanges, le développement n’a de sens que s’il est partagé. Et pour les habitants de la Banio, cette écoute directe constitue déjà, en soi, un signal attendu depuis longtemps.












































