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Le Gabon veut ouvrir un nouveau chapitre de son développement économique. À l’occasion de l’Africa CEO Forum, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu avec Makhtar Diop, dirigeant de la Société Financière Internationale, autour des grandes ambitions économiques portées par les autorités gabonaises.

Au centre des discussions, comment attirer davantage d’investissements privés pour accélérer la transformation du pays et réduire progressivement sa dépendance au pétrole, qui demeure encore la principale source de revenus de l’économie nationale.

Depuis plusieurs mois, Libreville affiche clairement sa volonté de diversifier son économie en s’appuyant sur des secteurs capables de créer durablement de la richesse et de l’emploi. L’agriculture, l’énergie, le tourisme, l’industrie du bois ou encore la transformation locale des matières premières figurent parmi les priorités définies par les autorités.

Dans cette stratégie, la SFI apparaît comme un partenaire de poids. L’institution financière internationale accompagne habituellement les projets liés au développement du secteur privé et au financement d’infrastructures structurantes dans plusieurs pays africains.

Selon des sources proches de la présidence gabonaise, une équipe technique de la SFI devrait prochainement se rendre à Libreville afin d’examiner plusieurs projets susceptibles de bénéficier d’un appui financier et technique.

Parmi les secteurs ciblés, l’agro-industrie occupe une place importante. Les autorités souhaitent notamment renforcer la transformation locale de l’huile de palme produite par Olam Palm Gabon afin de créer davantage de valeur sur le territoire national et limiter les exportations de produits bruts.

Le secteur forestier reste également au cœur des ambitions économiques du pays. Depuis l’interdiction de l’exportation des grumes, le Gabon tente de consolider son industrie de transformation du bois, notamment grâce à la Zone économique spéciale de Nkok, devenue un symbole de l’industrialisation voulue par les autorités.

Mais pour soutenir cette dynamique industrielle, la question énergétique demeure essentielle. Le gouvernement veut accélérer la construction de barrages hydroélectriques afin d’améliorer l’accès à l’électricité et sécuriser l’alimentation énergétique des futurs investissements industriels. Malgré un potentiel important, plusieurs zones du pays restent encore confrontées à des difficultés d’approvisionnement.

Le tourisme fait lui aussi partie des secteurs sur lesquels le Gabon souhaite miser. Avec ses vastes espaces naturels, ses parcs nationaux et sa biodiversité reconnue, le pays espère attirer davantage d’investisseurs dans les infrastructures hôtelières et l’écotourisme. Libreville prépare également l’organisation de grands rendez-vous internationaux, parmi lesquels un éventuel sommet de l’Union africaine à l’horizon 2027.

Par ailleurs, la souveraineté alimentaire demeure un autre enjeu majeur. Les autorités ambitionnent de relancer la production agricole locale afin de réduire les importations alimentaires qui continuent de peser lourdement sur l’économie nationale.

À travers cette rencontre, le pouvoir gabonais cherche surtout à envoyer un message clair aux partenaires économiques internationaux : le Gabon veut devenir une terre d’opportunités en Afrique centrale.

Cependant, le défi reste immense. Entre les besoins en infrastructures, les lenteurs administratives, le manque de financement pour les petites entreprises et les problèmes énergétiques persistants, le pays devra encore franchir plusieurs étapes pour concrétiser pleinement ses ambitions.

La vision portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema repose désormais sur une économie davantage tournée vers la transformation locale, la création d’emplois et la valorisation des ressources nationales, avec l’objectif de bâtir une croissance plus solide et moins dépendante des hydrocarbures.

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