
Dans la capitale économique, le Chef de l’État a porté une attention particulière aux formations proposées par l’établissement et à leur adéquation avec les besoins du secteur. L’objectif est de rapprocher davantage les parcours proposés des réalités des entreprises pétrolières, gazières et énergétiques, alors que le pays cherche à renforcer la participation des compétences locales dans son économie.
Cette orientation place les filières scientifiques et techniques au premier plan. Techniciens, techniciens supérieurs et ingénieurs sont appelés à occuper une place croissante dans les activités liées à l’exploration, à la production, à la maintenance et à la gestion des infrastructures énergétiques.
L’enjeu est également de créer une continuité entre la formation dispensée dans les établissements gabonais et les besoins concrets du marché de l’emploi. Pour les autorités, mieux préparer les jeunes aux métiers de l’énergie doit permettre de répondre plus efficacement aux besoins des entreprises tout en améliorant les perspectives d’insertion professionnelle.
Le choix de Port Gentil prend une dimension particulière. La ville demeure au cœur de l’activité pétrolière gabonaise et devrait continuer à jouer un rôle dans le développement des infrastructures énergétiques. La modernisation des installations existantes et l’arrivée de nouvelles capacités de production nécessiteront des profils capables d’assurer leur fonctionnement et leur maintenance sur le long terme.
Cette réalité renforce l’importance de la formation sur place. Plutôt que d’attendre les besoins futurs, l’objectif est de préparer dès maintenant les compétences qui pourront accompagner les prochains investissements dans le secteur énergétique.
Derrière cette politique de formation se trouve également une question de souveraineté économique. Pour les autorités, disposer de ressources pétrolières et gazières ne suffit pas si une partie importante des compétences nécessaires à leur exploitation doit être recherchée à l’extérieur du pays.
Le développement des formations nationales pourrait ainsi contribuer à réduire progressivement le recours à des parcours spécialisés à l’étranger. Les moyens consacrés à ces formations pourraient davantage bénéficier aux établissements gabonais, notamment pour améliorer leurs équipements, leurs programmes et leurs capacités d’accueil.
Cette approche vise aussi à changer le regard porté sur les formations scientifiques et techniques. Les nouveaux bacheliers sont encouragés à considérer ces filières comme des parcours offrant de réelles possibilités d’insertion dans des secteurs stratégiques pour l’économie nationale.
Car derrière les plateformes pétrolières, les installations gazières, les centrales électriques et les futurs projets industriels, le Gabon aura besoin de compétences capables de concevoir, exploiter, entretenir et développer ces infrastructures.
À travers sa visite à l’Institut du Pétrole et du Gaz, Brice Clotaire Oligui Nguema met ainsi la formation au centre de la stratégie de développement du secteur énergétique. L’ambition affichée est de faire davantage du capital humain gabonais un acteur de la valorisation des ressources nationales et de donner au pays les compétences nécessaires pour mieux maîtriser son avenir énergétique.