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Le départ des deux partenaires indiens intervient après plusieurs années d’exploration sur le bloc Shakthi II. Leur contrat de partage de production, signé en janvier 2014, leur attribuait chacun une participation de 50 % dans le permis et prévoyait plusieurs engagements en matière de travaux.

Au cours de la deuxième phase d’exploration, lancée en 2017 puis prolongée jusqu’en avril 2025, des opérations supplémentaires, notamment des forages, étaient prévues. Une partie de ces travaux n’ayant finalement pas été exécutée, le contrat prévoit le paiement d’une pénalité au moment de la restitution du permis.

Le montant fixé s’élève à 10 millions de dollars. La somme est répartie à parts égales entre les deux compagnies, soit 5 millions de dollars pour Oil India et 5 millions de dollars pour Indian Oil Corporation.

Pour l’État gabonais, cette obligation contractuelle représente une recette potentielle d’environ 5,6 milliards de FCFA. Mais si le montant est bien identifié comme une somme due au titre des engagements non réalisés, la question de son versement effectif reste désormais au centre du dossier.

Le principal enjeu sera donc de déterminer à quel moment cette pénalité sera effectivement réglée, puis enregistrée dans les comptes publics. Le calendrier du paiement et la confirmation de l’encaissement constitueront ainsi les prochaines étapes à surveiller dans le dossier Shakthi II.

Au delà du retrait des deux groupes indiens, le permis laisse donc derrière lui une obligation financière qui pourrait rapporter plusieurs milliards de FCFA au Gabon. Reste à savoir quand ces 10 millions de dollars passeront de la dette contractuelle à une recette effectivement encaissée par l’État.

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