Une église installée dans une maison d’habitation au quartier Marteau, à Lambaréné, a été contrainte de cesser ses activités sur décision de la chefferie de Petit-Paris-2. Cette mesure fait suite à un conflit opposant le responsable de la communauté religieuse à la propriétaire du logement, qui dénonçait une occupation contraire aux conditions de location ainsi que plusieurs comportements jugés préoccupants.
Selon les éléments examinés par les autorités locales, le pasteur aurait transformé le logement loué en lieu de culte sans avoir obtenu l’autorisation de la propriétaire. Cette dernière affirme également avoir été victime de pressions psychologiques, de menaces et de prédictions de mort, des accusations qui auraient profondément détérioré les relations entre les deux parties.
Convoqué lors d’une audience organisée le 13 juin, le responsable religieux aurait reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Après analyse du dossier, la chefferie a estimé que cette communauté religieuse exerçait en dehors du cadre légal et que son fonctionnement était de nature à perturber la tranquillité des habitants du quartier.
La décision de fermeture a donc été prononcée afin de mettre un terme aux activités de cette église et de préserver la paix sociale au sein de la communauté.
À travers cette intervention, la chefferie de Petit-Paris-2 rappelle le rôle essentiel qu’elle joue dans la gestion des conflits de proximité. En privilégiant le dialogue et la médiation, cette autorité coutumière contribue à résoudre de nombreux différends avant qu’ils ne soient transmis aux Forces de défense et de sécurité ou aux juridictions compétentes.
Cette affaire relance par ailleurs le débat sur le respect des règles encadrant l’ouverture des lieux de culte et sur la nécessité pour les responsables religieux de se conformer aux dispositions légales afin d’éviter des situations susceptibles de troubler l’ordre public.
















































