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Le montant prévu pour 2027 représente une hausse de 727,9 milliards FCFA, soit 13,2 %, par rapport aux 5 495,2 milliards FCFA inscrits dans la loi de finances rectificative de 2026.

Pour financer cette nouvelle trajectoire, l’exécutif mise notamment sur une accélération de l’activité économique. La croissance est ainsi projetée à 4,5 % en 2027, contre 4 % en 2026. Cette progression devrait être soutenue par les secteurs hors pétrole, attendus à 4,6 %, mais également par l’activité pétrolière, qui pourrait progresser de 4,1 %.

Le secteur pétrolier conserverait donc un rôle important dans les perspectives économiques du pays. La production de brut devrait passer de 10,8 à 11,3 millions de tonnes. Cette prévision intervient toutefois dans un contexte où le gouvernement retient une hypothèse de prix plus prudente, avec un baril gabonais estimé à 70 dollars, contre 80 dollars en 2026.

Le manganèse devrait également contribuer à cette dynamique. Sa production est attendue à 10,35 millions de tonnes, soit une progression de 8,6 %. Le prix de vente retenu dans les prévisions passerait parallèlement de 166,9 à 241,9 dollars la tonne, soit une hausse de 45 %. Le Gabon prévoit par ailleurs le début de sa production de minerai de fer, avec une première estimation de 1,5 million de tonnes dès 2027.

Dans la filière bois, la progression serait plus modérée. La production de sciages devrait atteindre 1,045 million de mètres cubes, soit une hausse de 2 %.

Côté recettes, l’État prévoit de mobiliser 3 291,7 milliards FCFA, soit seulement 48,3 milliards de plus que dans le collectif budgétaire de 2026. Ces recettes comprennent notamment 1 761,2 milliards FCFA provenant des activités hors pétrole et 1 013,2 milliards issus du secteur pétrolier.

Le financement du budget reposera également sur des ressources de trésorerie et de financement évaluées à 2 931,4 milliards FCFA, contre 2 251,8 milliards en 2026. Cette enveloppe comprend notamment 600 milliards d’appuis budgétaires, 300 milliards de dette bancaire, 600 milliards à rechercher sur les marchés sous régionaux ou intérieurs et 1 144,1 milliards sur le marché financier international.

Malgré cette forte progression de l’enveloppe globale, tous les postes de dépenses ne suivent pas la même trajectoire. Les investissements sont notamment prévus à 1 058,4 milliards FCFA, contre 1 169,1 milliards dans le collectif budgétaire de 2026.

Dans le même temps, le coût du service de la dette devrait fortement augmenter. Les charges financières passeraient de 487,6 à 667,3 milliards FCFA, soit une progression proche de 37 %. La masse salariale de l’État atteindrait, elle, 963,9 milliards FCFA.

Le projet de budget 2027 présente donc une situation contrastée : une enveloppe globale en forte progression, des prévisions de croissance plus favorables et de nouvelles perspectives dans les secteurs minier et pétrolier, mais aussi des charges financières en nette augmentation et des investissements budgétaires en recul.

Le texte doit désormais être soumis à l’examen du Parlement, qui aura la charge d’étudier et de se prononcer sur les grandes orientations financières retenues pour l’exercice 2027.

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