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Le 19 octobre 2026, à l’ouverture du sommet Mining in Motion 2026, consacré aux perspectives du secteur minier africain, le dirigeant ghanéen a affiché sa volonté de changer la manière dont son pays exploite ses ressources naturelles. L’objectif est clair : ne plus se contenter d’extraire les minerais pour les vendre à l’étranger, mais développer sur place les capacités nécessaires à leur transformation.

Cette orientation concerne notamment des ressources stratégiques comme l’aluminium, le manganèse, le fer et le lithium. En renforçant les activités industrielles autour de ces matières premières, le Ghana ambitionne de créer davantage d’emplois, de stimuler les investissements et de conserver une part plus importante de la richesse générée par son sous sol.

Derrière cette stratégie se trouve un enjeu économique majeur pour de nombreux pays africains. Pendant des décennies, plusieurs économies du continent ont largement reposé sur l’exportation de matières premières, tandis qu’une partie de leur transformation et de la valeur ajoutée était réalisée à l’étranger. Développer des unités industrielles locales pourrait permettre de mieux répartir les retombées de l’exploitation minière, à condition de disposer des infrastructures, des financements et des compétences nécessaires.

Au Gabon, cette problématique occupe également une place importante dans les ambitions de diversification économique et de valorisation des ressources nationales. Sous la présidence de Son Excellence le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la transformation locale apparaît comme un levier pour renforcer les capacités industrielles du pays et réduire sa dépendance à l’exportation de matières premières peu ou pas transformées.

La comparaison entre les orientations affichées par Accra et les ambitions gabonaises fait ainsi émerger une convergence : celle d’une Afrique qui cherche à mieux maîtriser la chaîne de valeur de ses ressources naturelles. L’expression « méthode Oligui » peut illustrer ce rapprochement politique et économique, mais rien ne permet d’affirmer, sur la base des éléments disponibles, que John Dramani Mahama s’est directement inspiré de son homologue gabonais.

Reste désormais à transformer les ambitions en résultats concrets. Mettre en place une industrie minière capable de traiter les ressources sur place exige des investissements conséquents dans l’électricité, les infrastructures de transport, les technologies et la formation professionnelle. La disponibilité d’un environnement économique stable et de débouchés commerciaux sera également déterminante pour assurer la compétitivité des produits transformés.

Pour le Ghana comme pour le Gabon, le défi dépasse donc la seule exploitation des richesses du sous sol. Il s’agit de faire émerger des activités industrielles durables, de développer les compétences locales et de créer davantage de valeur sur le continent. L’objectif est ambitieux, mais son succès dépendra moins des annonces que de la capacité des États à bâtir des filières compétitives et à faire bénéficier leurs populations des retombées économiques.

À travers cette orientation, une question essentielle se pose aux économies africaines : posséder des ressources naturelles suffit il encore lorsque l’essentiel de leur transformation et d’une partie de leur valeur ajoutée se réalise ailleurs ?

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