Encadrés par des instructeurs de la Police nationale, les journalistes ont été confrontés à plusieurs aspects de la préparation militaire. Au programme figuraient notamment l’école du soldat, le secourisme tactique et le maniement des armes, avec également des exercices pratiques effectués sur un champ de tir.
Pour les autorités, l’objectif est de rapprocher davantage les professionnels de l’information des réalités auxquelles sont confrontées les forces engagées sur le terrain. Le directeur général de l’Académie de police, Lassina Traoré, représentant le ministre de la Sécurité, a notamment insisté sur le rôle stratégique de l’information dans le contexte de lutte contre les groupes armés.
Le gouvernement entend également renforcer la dimension civique et patriotique du métier. Le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a ainsi estimé que les compétences journalistiques devaient s’accompagner d’un engagement en faveur du pays, considérant qu’un professionnel expérimenté mais dépourvu de patriotisme pouvait constituer un risque pour la nation.
Cette formation destinée aux journalistes intervient dans le cadre d’une politique plus large de sensibilisation civique et patriotique. Depuis juillet 2025, les nouveaux bacheliers sont notamment soumis à une formation obligatoire d’un mois consacrée à l’histoire nationale, aux valeurs civiques et à la vie communautaire. Les autorités prévoient par ailleurs d’étendre progressivement ce dispositif à d’autres catégories professionnelles.
Cette orientation intervient alors que le Burkina Faso reste confronté à une situation sécuritaire particulièrement difficile, marquée par des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes, selon les données des Nations unies.
À travers ces initiatives, les autorités burkinabè cherchent ainsi à renforcer la mobilisation de la société face à la crise sécuritaire. Pour les professionnels des médias, cette nouvelle exigence marque en tout cas une évolution importante de leur environnement de travail, désormais directement associé à la formation civique et aux réalités du terrain sécuritaire.

















































