C’est un coup de tonnerre dans le ciel d’Addis-Abeba. Selon les informations relayées par nos confrères de All Africa, le Cameroun, locomotive autoproclamée de l’Afrique centrale, vient d’être suspendu de l’Union Africaine (UA). La cause, une dette d’arriérés de cotisations avoisinant les deux milliards de francs CFA.
Ce n’est pas une simple réprimande administrative, c’est un déclassement brutal.
En application des sanctions de l’UA, Yaoundé perd immédiatement son droit de vote et de parole.
Pour un pays qui joue de son influence pour gérer les crises sécuritaires régionales, le silence forcé est assourdissant. Le Cameroun devient spectateur de son propre destin continental.
Au-delà du camouflet diplomatique, cet incident sonne l’alarme économique.
Si l’État peine à débloquer une somme aussi dérisoire à l’échelle d’un budget national pour préserver son rang, l’état réel de la trésorerie publique inquiète.
Négligence coupable ou caisses vides ? Dans les deux cas, l’image du Cameroun est durablement écornée. Le pays doit payer, et vite, pour laver l’affront.
