Depuis plusieurs jours, des enseignants expriment leur indignation sur les réseaux sociaux après avoir reçu, début janvier, des virements jugés dérisoires au titre des vacations liées aux examens nationaux de l’année scolaire écoulée.
Des montants parfois inférieurs à quelques milliers de francs CFA, aussitôt qualifiés de « prime de la honte », dans un contexte social déjà tendu.
Face à l’ampleur de la contestation, le ministère de l’Éducation nationale, dirigé par Camélia Ntoutoume Leclercq, est sorti de son silence à travers une mise au point officielle.
L’administration centrale y reconnaît l’effectivité de paiements partiels, tout en réfutant toute volonté de solder les droits des enseignants à la baisse.
Selon le Secrétariat général, les sommes virées ne constituent ni un paiement définitif ni une remise en cause des engagements de l’État.
Elles correspondent à des règlements fractionnés, effectués progressivement et par type d’activité, conformément aux procédures administratives en vigueur.
Dans les faits, explique le ministère, un bon de caisse perçu à une date donnée ne couvre généralement qu’une tâche spécifique.
La plupart des virements observés début janvier concerneraient l’harmonisation des épreuves, rémunérée indépendamment d’autres opérations telles que la correction des copies ou les délibérations.
L’administration rappelle par ailleurs que le calcul des vacations repose toujours sur l’arrêté n°057 de 2015, resté inchangé à ce jour.
Les tarifs officiels demeurent donc fixés à 1 800 FCFA par séance d’harmonisation, 1 700 FCFA par copie corrigée et 5 000 FCFA par séance de délibération.
Reste à savoir si cette clarification suffira à désamorcer la crise, ou si elle renforcera, au contraire, la détermination des enseignants à exiger des réformes plus structurelles.
