Depuis plusieurs mois, la question des constructions anarchiques et de l’occupation des terrains appartenant à l’État occupe une place importante dans les préoccupations des autorités gabonaises. Des habitations édifiées sans autorisation ou sur des espaces non destinés à la construction font l’objet de démolitions, y compris lorsqu’elles sont occupées par des citoyens gabonais.
Cette politique de remise en ordre du domaine public, engagée sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, touche ainsi différentes catégories de personnes. Toutefois, les opérations de démolition peuvent provoquer des résistances, notamment lorsque les occupants refusent de quitter les lieux ou contestent la décision des autorités.
L’incident impliquant des ressortissants béninois illustre les difficultés auxquelles peuvent se heurter les équipes chargées de faire appliquer ces mesures. Si les circonstances précises de l’affrontement et la situation administrative des constructions concernées restent à établir, cet épisode met en lumière les tensions qui peuvent accompagner les opérations de déguerpissement.
Au-delà de cet incident, l’enjeu est celui du respect des règles d’occupation des terres. Les autorités sont attendues sur leur capacité à faire appliquer la loi de manière cohérente, sans distinction de nationalité, tout en veillant au respect des procédures et des droits des personnes concernées.
Dans un contexte où les questions foncières restent sensibles au Gabon, la remise en ordre du territoire pourrait continuer de susciter des contestations. Le défi consiste désormais à faire respecter les règles d’urbanisme et la propriété publique sans laisser les tensions dégénérer en affrontements.


















































