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Sur l’axe PK12-Bikélé, à Ntoum, la tension monte entre les chauffeurs de taxi et la mairie du 3ᵉ arrondissement. En cause, une circulaire municipale fixant une nouvelle grille tarifaire que les transporteurs jugent totalement déconnectée de la réalité de leurs charges.

Face à cette décision, plusieurs chauffeurs ont choisi la fronde silencieuse. Certains ont réduit le nombre de leurs rotations quotidiennes, d’autres ont carrément boycotté certaines courses jugées peu rentables avec les nouveaux tarifs. Au-delà du montant fixé, c’est surtout la méthode qui est pointée du doigt : les transporteurs dénoncent une décision prise sans véritable concertation, reprochant aux autorités de ne pas les avoir associés à la réflexion avant la publication de la circulaire.

Du côté des usagers, le ton est tout autre. Beaucoup soutiennent la mesure et estiment qu’elle arrive même avec un certain retard. Pour eux, les anciens tarifs, fixés en pleine crise sanitaire de la Covid-19, n’ont plus lieu d’être aujourd’hui. Plusieurs habitants font valoir que l’état des routes s’est nettement amélioré depuis, rendant les trajets plus rapides et moins coûteux en usure pour les véhicules, un argument qui, selon eux, justifie une révision à la baisse plutôt qu’une grille avantageant les chauffeurs.

Entre les deux camps, la mairie du 3ᵉ arrondissement de Ntoum se retrouve désormais en première ligne. Les autorités locales doivent composer avec une équation délicate : faire respecter la réglementation en vigueur, tenir compte des charges réelles supportées par les transporteurs, et répondre aux attentes légitimes d’une population qui réclame des tarifs plus justes. Comment sortir de cette impasse sans braquer davantage l’une ou l’autre partie ? La question reste, pour l’instant, sans réponse claire.

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