En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement tenues à Brazzaville, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du gouvernement S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema a livré un message appuyé en faveur du Bassin du Congo, qu’il considère comme un pilier essentiel de l’équilibre climatique mondial.
Face aux dirigeants africains et aux responsables d’institutions financières réunis pour l’occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de passer des déclarations d’intention aux actions concrètes. Pour lui, la protection de cet immense écosystème ne peut plus reposer uniquement sur les efforts des pays africains.
Au cœur des échanges figurait le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, présenté comme un outil stratégique destiné à financer des projets combinant développement économique et préservation de l’environnement. Dans un contexte mondial marqué par des tensions économiques et climatiques, ce mécanisme apparaît comme l’une des principales pistes de coopération.
Le président de la République gabonaise a rappelé l’importance capitale du Bassin du Congo, deuxième plus grande forêt tropicale de la planète. Véritable poumon écologique, il joue un rôle déterminant dans la régulation du climat mondial, la capture du carbone et la préservation de la biodiversité.
Mais au-delà du constat environnemental, Brice Oligui Nguema a surtout insisté sur une question d’équité. Selon lui, les pays qui protègent ces forêts essentielles ne doivent plus porter seuls le poids de cette responsabilité mondiale. Les engagements climatiques internationaux doivent désormais se traduire par des financements visibles et durables.
Dans cette dynamique, le Gabon met en avant ses propres ambitions de transformation. Le pays souhaite accélérer son développement à travers les secteurs verts, l’agriculture durable, le numérique et l’industrialisation. Plusieurs projets ont déjà été soumis dans le cadre du Fonds Bleu, notamment dans la restauration des écosystèmes et la gestion responsable des ressources naturelles.
Avec une couverture forestière de plus de 88 % de son territoire, le Gabon entend faire de ce patrimoine naturel un levier de croissance et d’emplois, inscrit dans son Plan national de développement 2026-2030.
En prenant la parole à Brazzaville, le numéro un gabonais cherche également à renforcer la place du Gabon dans les débats africains sur le climat et le développement. Derrière le plaidoyer environnemental se dessine aussi un enjeu stratégique, qui est de mobiliser davantage de financements internationaux et consolider les partenariats économiques autour de la transition verte.














































