Présent à Brazzaville dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, le Président de la République, Chef du gouvernement S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema a porté un message fort en faveur du Bassin du Congo, considéré comme l’un des principaux remparts naturels contre le dérèglement climatique.
Devant plusieurs chefs d’État, responsables d’institutions financières et partenaires internationaux, le numéro un gabonais a appelé à une mobilisation plus concrète autour du financement des pays africains engagés dans la protection de leurs ressources forestières.
Placées sous le thème du financement du développement africain dans un contexte mondial de plus en plus fragmenté, ces rencontres ont permis d’aborder les défis économiques, climatiques et environnementaux auxquels le continent fait face. Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo a notamment occupé une place importante dans les discussions, avec l’ambition de soutenir des projets conciliant croissance économique et préservation des écosystèmes.
Dans son intervention, Brice Oligui Nguema a rappelé que le Bassin du Congo constitue le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après l’Amazonie. Véritable régulateur climatique, cette forêt joue également un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité mondiale.
Le chef de l’État a estimé que les pays africains qui assurent la protection de ces espaces naturels ne doivent plus porter seuls cette responsabilité mondiale. Selon lui, les engagements internationaux sur le climat doivent désormais se traduire par des investissements visibles, capables d’accompagner durablement les économies africaines.
Le Gabon entend justement renforcer cette orientation à travers plusieurs projets liés aux infrastructures vertes, à la gestion durable des ressources naturelles et au développement de l’économie bleue. Avec plus de 88 % de couverture forestière, le pays souhaite faire de son patrimoine environnemental un levier de diversification économique et de création d’emplois.
De par cette prise de parole, Brice Oligui Nguema a également voulu rappeler que la lutte contre le changement climatique ne peut être dissociée des réalités sociales et économiques des populations africaines. Pour Libreville, la protection des forêts africaines doit désormais s’accompagner de mécanismes financiers plus justes et plus adaptés aux besoins du continent.














































