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Et si soigner le paludisme devenait aussi simple qu’une seule prise de médicaments devant son médecin ?

C’est le pari réussi par les chercheurs du CERMEL. Après des années de tests cliniques entre le Gabon et la France, les résultats sont sans appel.

La nouvelle combinaison thérapeutique affiche un taux de réussite de 93 %, surpassant les 90 % du traitement classique sur trois jours.

L’innovation contre l’oubli

Le principal ennemi du traitement contre le paludisme n’est pas seulement le parasite, mais l’abandon du protocole.

En Afrique, près d’un tiers des patients arrêtent leurs médicaments dès que les premiers symptômes disparaissent, favorisant les rechutes et l’émergence de résistances.

« L’innovation majeure est l’observation directe du traitement », explique le Pr Ghyslain Mombo-Ngoma, co-directeur du CERMEL.

En administrant la dose unique sous l’œil du praticien, l’observance est totale. Le patient repart guéri, sans risque d’oubli à la maison.

Une arme fatale à quatre molécules

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont mis au point un cocktail inédit associant une artémisinine à trois autres molécules existantes.

Cette stratégie « multi-cibles » sature les défenses du parasite et l’empêche ainsi de s’adapter ou de muter.

Sur les 1 000 patients testés, la moitié étaient des enfants de moins de 10 ans, la population la plus vulnérable face à ce fléau qui a touché plus de 154 000 Gabonais en 2024.

Un espoir pour tout le continent

Alors que les discussions pour une commercialisation à prix abordable sont déjà engagées, le Gabon s’apprête à devenir le fer de lance d’une nouvelle ère médicale.

Si ce modèle est déployé à grande échelle, il pourrait non seulement sauver des milliers de vies, mais aussi alléger considérablement la charge pesant sur les systèmes de santé africains.

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