Un an après son accession à la magistrature suprême, Brice Clotaire Oligui Nguema a pris la parole pour dresser un premier bilan, sans détour mais sans triomphe. Dans un échange accordé à la presse nationale, il revient sur les avancées réalisées tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire pour répondre aux attentes des Gabonais.
Il décrit cette première année comme un moment charnière. Selon lui, des bases solides ont été posées, notamment sur le plan institutionnel, avec une volonté affichée de stabiliser durablement le pays. Mais il admet dans le même temps que les résultats concrets tardent encore à se faire pleinement ressentir dans le quotidien des citoyens.
Parmi les préoccupations majeures, la question de l’accès à l’électricité et à l’eau occupe une place centrale. Le constat est clair : la situation actuelle ne peut perdurer. Derrière ces difficultés, il évoque des problèmes structurels anciens, mais aussi des dysfonctionnements qui ont fragilisé le système. Des mesures sont annoncées, avec l’objectif de rétablir progressivement un service fiable.
Sur le terrain politique, il observe une recomposition en cours. La formation qui le soutient gagne du terrain, mais il insiste sur la nécessité de construire une organisation solide, capable de s’inscrire dans la durée et de rester connectée aux réalités du terrain.
Interrogé sur le climat politique et judiciaire, il adopte une posture ferme : pour lui, les priorités ne sont pas les affrontements politiques, mais les défis sociaux et économiques auxquels la population est confrontée. Il insiste également sur le rôle des institutions, appelées à fonctionner de manière indépendante.
La gestion des ressources publiques constitue un autre point sensible. Il promet que toute la lumière sera faite sur les dossiers en cours, avec une exigence de transparence et de responsabilité.
Enfin, sur la question du coût de la vie, il reconnaît que les mesures actuelles ont leurs limites. Le véritable défi, selon lui, réside dans la capacité du pays à produire davantage localement afin de réduire sa dépendance extérieure.
À travers cette prise de parole, se dessine l’image d’un dirigeant qui avance avec prudence, conscient des attentes, mais déterminé à inscrire son action dans le temps. Entre contraintes immédiates et ambitions à long terme, il tente de tracer une voie qui se veut à la fois réaliste et porteuse d’espoir.














































