À Davos, le président américain a officiellement lancé son « Conseil de la Paix ». Une instance très personnelle qui suscite déjà l’ironie des observateurs internationaux.
C’est dans le cadre feutré du Forum économique mondial que Donald Trump a dévoilé son nouveau jouet diplomatique.
Présenté comme une alternative « efficace » aux Nations Unies, le Conseil de la Paix (ou Board of Peace) se distingue surtout par son fonctionnement autocratique.
Selon la charte signée hier, le président américain occupera le poste de chef du conseil aussi longtemps qu’il le souhaitera.
Il dispose du pouvoir exclusif de choisir ses membres, reléguant les pays signataires — comme la Hongrie ou l’Argentine — au simple rang de « figurants », selon les termes du quotidien suisse Le Temps.
L’esthétique de l’organisation n’a pas manqué de faire sourire. Un logo doré, calqué sur celui de l’ONU, mais où les Amériques trônent au centre du monde.
Pour l’Europe, ce conseil ressemble moins à un outil de médiation qu’à un « directoire privé » où la diplomatie se traite comme une affaire commerciale, loin des cadres multilatéraux habituels.


















































