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Après avoir retiré du marché plusieurs produits alimentaires artisanaux jugés non conformes aux règles sanitaires, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire passe désormais à une nouvelle étape : accompagner les producteurs vers une mise aux normes de leurs activités.

Ces derniers jours, plusieurs produits très populaires auprès des consommateurs, notamment le bissap, le lait caillé, les jus artisanaux ou encore certaines glaces locales, avaient été suspendus à la vente à la suite de contrôles sanitaires. Une décision qui avait provoqué de nombreuses réactions, aussi bien chez les vendeurs que chez les consommateurs habitués à ces produits du quotidien.

Mais pour les autorités sanitaires, il ne s’agit pas uniquement d’interdire. L’objectif affiché est désormais d’aider les producteurs à reprendre leurs activités dans des conditions plus sûres pour la santé publique.

Dans un document diffusé sur sa page Facebook, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire détaille les différentes étapes que devront suivre les producteurs avant d’obtenir une autorisation de reprise.

Première exigence : chaque opérateur devra être officiellement enregistré auprès des services provinciaux compétents. Les producteurs devront également disposer d’un espace de travail adapté, réservé uniquement à la fabrication de leurs produits et respectant les règles élémentaires d’hygiène.

L’agence demande aussi davantage de rigueur dans les procédés de fabrication. Les ingrédients utilisés, les quantités, les méthodes de préparation ainsi que les conditions de conservation devront être clairement définis et respectés.

Avant toute validation, des inspections sanitaires seront menées sur les lieux de production. Des prélèvements seront ensuite analysés en laboratoire afin de vérifier la qualité et la conformité des produits destinés à la consommation.

Ce n’est qu’après avoir satisfait à l’ensemble de ces conditions qu’un agrément sanitaire pourra être délivré, autorisant officiellement la reprise des activités commerciales.

À travers cette réforme, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire veut instaurer une véritable culture de la sécurité alimentaire dans un secteur longtemps dominé par des pratiques informelles. Les autorités mettent en avant la nécessité de protéger les consommateurs contre les risques d’intoxication ou de contamination liés à de mauvaises conditions de fabrication.

Même si certains producteurs redoutent des coûts supplémentaires et des démarches administratives complexes, l’agence assure vouloir privilégier une approche progressive et pédagogique plutôt qu’une logique purement répressive.

Après les opérations menées contre l’eau en sachet et certains produits transformés, cette nouvelle offensive sanitaire confirme la volonté des autorités gabonaises de mieux encadrer l’ensemble de la filière alimentaire artisanale et de pousser progressivement le secteur vers une véritable professionnalisation.

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