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La dette publique du Cameroun poursuit sa progression, atteignant 15 416 milliards FCFA à fin mars 2026, selon la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Sur un an, cela représente une hausse d’environ 6 %, confirmant une tendance continue d’accumulation de l’endettement.

Pourtant, en proportion de la richesse nationale, la situation apparaît plus contenue. Le ratio de dette recule légèrement à 44,3 % du PIB, contre 44,7 % un an plus tôt. Une évolution qui s’explique par une croissance économique permettant d’absorber partiellement la hausse de l’endettement.

La structure de la dette reste dominée par les engagements extérieurs, qui représentent plus de 9 300 milliards FCFA, soit plus de 60 % de l’encours total. Cette part continue d’augmenter, portée par les financements commerciaux et les emprunts sur les marchés internationaux.

La dette intérieure suit également une trajectoire ascendante, dépassant 5 100 milliards FCFA, mais reste secondaire dans l’équilibre global.

L’évolution récente met en évidence une montée des emprunts commerciaux, notamment via les marchés financiers internationaux et certaines institutions comme la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

Si cette diversification élargit les sources de financement, elle expose également le pays à des conditions plus strictes et à une volatilité accrue des marchés.

Les projections restent relativement optimistes à moyen terme. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un recul du ratio d’endettement à 39,3 % du PIB en 2026, tandis que Fitch Ratings l’estime autour de 40,2 % en 2027.

Ces prévisions reposent sur l’hypothèse d’une discipline budgétaire maintenue et d’une croissance économique soutenue.

Dans l’ensemble, la dette camerounaise reste soutenable, mais la tendance appelle à la vigilance. Le pays continue de s’endetter pour financer son développement, tout en cherchant à préserver ses équilibres macroéconomiques.

Un modèle encore viable aujourd’hui, mais dont la stabilité dépendra fortement des performances économiques futures et de la capacité de l’État à maîtriser durablement ses finances publiques.

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