Derrière cette nomination se dessine un objectif de taille pour l’industrie gabonaise. Les autorités veulent progressivement réduire la dépendance à l’exportation du minerai brut pour développer davantage sa transformation sur le territoire national. Une orientation qui vise à permettre au pays de tirer une plus grande valeur économique de ses ressources naturelles, au-delà de leur simple extraction.
Le cap fixé est particulièrement ambitieux : atteindre une capacité de transformation locale de 700 000 tonnes de manganèse par an à l’horizon 2031. Portée par Son Excellence le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette ambition place la COMILOG au cœur des enjeux industriels du pays.
Pour atteindre cette cible, plusieurs défis devront être relevés. L’augmentation des capacités de production transformée nécessitera des investissements importants, des équipements industriels adaptés ainsi que des infrastructures capables de soutenir la montée en puissance des activités. Le développement des compétences nationales constituera également un facteur déterminant pour accompagner cette évolution.
Pour Marcel Abéké, l’enjeu sera donc de contribuer à faire de la COMILOG un acteur central de cette nouvelle orientation industrielle. Il s’agira notamment de concilier les performances de l’entreprise avec les objectifs nationaux de création de valeur ajoutée et de développement des activités de transformation.
Au-delà des résultats attendus pour l’entreprise, cette ambition porte des enjeux économiques et sociaux importants. Transformer davantage de manganèse au Gabon pourrait favoriser l’émergence de nouvelles activités industrielles, renforcer les opportunités d’emploi et développer des compétences techniques locales.
Mais entre l’objectif annoncé et sa concrétisation, le chemin reste exigeant. À cinq ans de l’échéance fixée, la capacité à mobiliser les investissements, à renforcer les infrastructures et à accélérer les projets industriels sera déterminante. La nouvelle présidence du Conseil d’administration de la COMILOG s’ouvre ainsi dans un contexte où les attentes autour de la transformation locale du manganèse sont particulièrement élevées.


















































