A closeup of industrial pipelines around a factor on a sunny day
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À Libreville, les autorités veulent tourner la page des pénuries d’eau qui affectent régulièrement plusieurs quartiers de la capitale et certaines villes du pays. La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et le groupe français Suez ont officiellement lancé la mise en œuvre de leur partenariat technique destiné à améliorer la production et la distribution d’eau potable au Gabon.

Signé en avril 2025 à Paris, cet accord représente un investissement estimé à 200 millions d’euros, soit plus de 131 milliards de francs CFA. Il vise principalement à moderniser les installations, renforcer les capacités techniques de la SEEG et réduire les pertes d’eau dans les réseaux afin de garantir un approvisionnement plus régulier pour les ménages.

Le lancement opérationnel du projet a été annoncé au siège de la SEEG à Libreville, lors d’une rencontre réunissant les responsables des deux structures. Pour les dirigeants de l’entreprise publique, cette coopération marque une étape importante dans les efforts engagés pour améliorer durablement la qualité du service.

Selon le directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, ce partenariat doit permettre de consolider les compétences techniques de l’entreprise et d’optimiser le fonctionnement des infrastructures existantes.

Dans les faits, l’accord prévoit l’intervention de Suez dans plusieurs domaines clés : la gestion des ressources en eau, les procédés de traitement, la maintenance des équipements de production ainsi que l’exploitation des réseaux de transport et de distribution, notamment à Libreville et dans plusieurs grandes villes du pays.

Cette collaboration s’appuie sur plusieurs audits techniques menés ces dernières années par les équipes du groupe français. Un premier diagnostic, réalisé en 2024, avait mis en évidence des pertes importantes d’eau entre les sites de production et les installations de stockage.

L’un des points les plus sensibles concerne l’axe reliant la station de production située à Ntoum à la capitale gabonaise. Selon les analyses des experts, une part non négligeable de l’eau produite n’arrive pas jusqu’aux réservoirs ni aux foyers en raison de défaillances dans le réseau.

Des évaluations complémentaires effectuées en 2025 ont confirmé ces difficultés. L’un des objectifs fixés dans le cadre de ce partenariat est donc d’améliorer l’efficacité du système afin que près de 95 % de l’eau produite puisse être effectivement stockée et distribuée.

Pour accompagner ce programme, Suez a mis en place une filiale locale baptisée Suez-Gabon, chargée de déployer les différentes opérations prévues et de travailler en étroite collaboration avec les équipes de la SEEG.

Pour Alexandre Duzan, directeur général du groupe Suez, cette coopération repose avant tout sur un travail commun avec les acteurs locaux afin de construire des solutions durables pour l’accès à l’eau potable.

Le lancement de ce partenariat intervient dans un contexte où la question de l’approvisionnement en eau reste particulièrement sensible dans le pays. Dans plusieurs quartiers de Libreville, les habitants continuent de faire face à des coupures fréquentes ou à une pression insuffisante dans les robinets.

Face à cette situation, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a récemment réuni les responsables du secteur afin d’accélérer les actions engagées pour améliorer le service.

Au Gabon, l’accès régulier à l’eau potable demeure l’un des défis majeurs pour les autorités. Les responsables du projet espèrent que l’association des investissements déjà réalisés et de l’expertise technique internationale permettra, progressivement, d’améliorer la desserte en eau pour les populations.

Les prochaines années seront donc déterminantes. Pour de nombreux habitants, l’attente est simple : voir ces initiatives se traduire concrètement par une amélioration de l’approvisionnement en eau dans leur quotidien.

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