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Réunis au sein d’un collectif, les professionnels du secteur dénoncent particulièrement les sommes réclamées à différents points de contrôle dans la province du Woleu Ntem. Selon leurs témoignages, les montants varieraient en fonction du type de véhicule et des localités traversées. À Bitam, un camion de dix roues devrait ainsi s’acquitter de 20 000 FCFA, tandis qu’un semi remorque serait soumis à un paiement de 30 000 FCFA. À Oyem, la somme évoquée serait de 15 000 FCFA, contre 10 000 FCFA à Mitzic.

À ces différents prélèvements s’ajouteraient des paiements réclamés à certaines barrières de police. Une accumulation de frais que les transporteurs considèrent comme difficilement justifiable et qui alourdirait considérablement le coût du transport des marchandises entre le Grand Nord et la capitale gabonaise.

Mais les contestations ne s’arrêtent pas aux contrôles routiers. À Ndjolé, dans le Moyen Ogooué, le fonctionnement du pont bascule est également au centre des tensions. Les transporteurs mettent en doute la fiabilité de certaines pesées et affirment que des camions chargés de produits alimentaires sont parfois déclarés en surcharge, avec des tonnages qu’ils estiment incohérents.

Les conséquences financières peuvent être particulièrement lourdes. Un membre du collectif affirme notamment avoir reçu une amende de 712 000 FCFA pour un chargement de bananes. D’autres transporteurs évoquent des sanctions pouvant atteindre 1 million, voire 1,3 million de FCFA. À ces pénalités s’ajouteraient des immobilisations de véhicules pendant plusieurs jours, le temps de régler les différends liés aux résultats des pesées.

Plus préoccupant encore, certains chauffeurs affirment que des arrangements financiers informels seraient proposés pour éviter le passage au pont bascule. Les sommes évoquées seraient passées de 40 000 à 50 000 FCFA à des montants pouvant désormais atteindre 200 000 FCFA. Ces déclarations, qui restent à vérifier, soulèvent des interrogations sur les conditions de contrôle et la transparence des pratiques dénoncées.

En suspendant leurs activités, les transporteurs et commerçants cherchent désormais à obtenir une réaction des autorités compétentes. Contacté le 29 octobre 2026 par Gabon Media Time, le collectif a appelé à une intervention afin que des réponses soient apportées aux difficultés rencontrées sur cet axe stratégique pour le ravitaillement de Libreville.

Au-delà du mécontentement des professionnels, cette situation pourrait avoir des répercussions directes sur les consommateurs. Une interruption prolongée du transport des marchandises risque en effet de ralentir l’approvisionnement des marchés, de créer des tensions sur la disponibilité de certains produits et, potentiellement, de favoriser une hausse des prix. Dans un contexte où le coût de la vie demeure une préoccupation majeure pour les ménages, la résolution de ce différend apparaît donc essentielle pour éviter que les tensions sur les routes ne se répercutent jusque dans les paniers des Gabonais.

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