Le vendredi 9 octobre 2026, le deuxième adjoint au maire de Libreville, Juste Roméo Mouyopa, accompagné de Marinette Anguezomo Assogho, conseillère technique du maire chargée des Infrastructures, a reçu une délégation de commerçantes conduite par leur présidente, Brigitte Obone. Cette rencontre fait suite au communiqué municipal du 1er octobre, qui interdit la découpe et la vente de viande de brousse et de volailles sur le site visé.
Pour éviter que cette mesure ne se traduise par une rupture brutale des activités, deux marchés ont été proposés comme solutions d’accueil provisoire : le marché Dzang Nzé, à Oloumi, et le marché Général André Nzong, à Mindoubé. Malgré quelques réserves exprimées au début des échanges, les commerçantes ont finalement donné leur accord de principe pour poursuivre la démarche de relogement.
Mais la décision n’est pas encore définitive. Une visite des deux sites était prévue le lundi 12 octobre afin de permettre aux vendeuses d’évaluer les conditions d’installation. Le choix final et la liste complète des commerçantes concernées devaient ensuite être transmis à la Municipalité le mardi 13 octobre. Les intéressées souhaitent, de leur côté, être autorisées à quitter le marché de Mont Bouët au plus tard le 5 janvier 2027.
Au-delà du déplacement vers un autre marché, la question des conditions de travail reste au centre des préoccupations. Les commerçantes ont notamment demandé un accompagnement pour accéder à l’eau et à l’électricité, ainsi que la mise à disposition de chalumeaux et de grands congélateurs. Ces équipements sont essentiels pour organiser leurs activités et assurer une meilleure conservation des produits proposés aux consommateurs.
La Municipalité justifie cette réorganisation par des préoccupations liées à l’hygiène et à la sécurité sanitaire des aliments, en cohérence avec les exigences défendues par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA). La découpe, la conservation et la vente des produits d’origine animale nécessitent en effet des conditions adaptées afin de limiter les risques de contamination et de protéger la santé des consommateurs.
Reste à savoir si les deux marchés proposés pourront répondre aux besoins des commerçantes, notamment en matière d’aménagement et d’équipements. Car un relogement ne se limite pas à changer d’emplacement : il suppose aussi de disposer d’un environnement permettant de poursuivre les ventes dans des conditions acceptables.
En misant sur le dialogue, la Mairie de Libreville cherche ainsi à faire appliquer sa décision tout en tenant compte des réalités économiques des vendeuses. Le choix du site, les équipements disponibles et le calendrier du transfert seront déterminants pour la suite de cette opération. L’enjeu est désormais de concilier les impératifs sanitaires avec la continuité des activités commerciales au sein de l’un des marchés les plus fréquentés de la capitale.
