Deux ans après la fin de la transition politique au Gabon, le portrait officiel du Président de la transition continue d’être largement exposé dans plusieurs administrations publiques et structures privées du pays. Dans de nombreux hôpitaux, administrations, établissements scolaires ou encore certaines entreprises, l’ancienne photo officielle de Brice Clotaire Oligui Nguema demeure visible, malgré l’entrée du pays dans la Cinquième République.
Pourtant, depuis son élection à la magistrature suprême le 12 avril 2025, une nouvelle photo officielle du chef de l’État a été mise en circulation afin de symboliser une nouvelle étape institutionnelle pour le Gabon.
La différence entre les deux portraits officiels ne se limite pas uniquement à l’image. Sur la photo datant de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema apparaît avec le titre de « Président de la Transition, Président de la République, Chef de l’État ». En revanche, sur le portrait officiel de la Cinquième République, il porte désormais les titres de « Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement », conformément à l’organisation institutionnelle actuelle.
Le constat effectué dans plusieurs structures publiques montre cependant que l’ancien portrait reste dominant sur le terrain. Dans certains hôpitaux, bureaux administratifs et parfois même des écoles, les usagers continuent d’apercevoir l’image officielle liée à la période transitoire.
Pour de nombreux citoyens, cette situation serait davantage liée à un retard dans le renouvellement des supports officiels qu’à une volonté politique. Entre contraintes administratives, lenteur logistique ou absence d’instructions claires dans certaines structures, plusieurs établissements n’auraient pas encore procédé au remplacement des anciennes affiches.

Néanmoins, pour une partie de l’opinion, le portrait officiel du chef de l’État dans les lieux publics représente un symbole important de la continuité républicaine et du fonctionnement des institutions. La présence persistante de l’image de la transition soulève ainsi des interrogations sur la nécessité d’harmoniser la communication visuelle de l’État afin qu’elle corresponde pleinement à la nouvelle configuration institutionnelle du pays.
Au-delà d’un simple changement de photo, certains observateurs estiment qu’il s’agit aussi d’un marqueur symbolique du passage définitif de la transition à la Cinquième République.
















































