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Dans son intervention, le président gabonais a dénoncé plusieurs dysfonctionnements qui continuent de peser sur l’action administrative, notamment l’inertie, la concussion, les demandes de contreparties illicites et les retards dans le traitement des dossiers. Des pratiques qu’il entend désormais sanctionner dans le cadre de la gouvernance publique.

Brice Clotaire Oligui Nguema a également établi un lien direct entre la responsabilité des ministres et les résultats attendus de leurs départements. Tout membre du Gouvernement qui couvrirait des pratiques de corruption, y participerait directement ou indirectement, ou ne parviendrait pas à atteindre les objectifs fixés pourrait ainsi faire l’objet d’un remaniement.

Pour le chef de l’État, cette exigence s’inscrit dans une vision du développement fondée sur la justice, la responsabilité et l’utilisation efficace des ressources publiques. Chaque franc engagé par l’État doit, selon lui, produire des résultats visibles à travers la réalisation d’infrastructures, l’amélioration des services publics et la création d’emplois durables.

Cette prise de position intervient également dans un contexte marqué par les mesures envisagées à l’issue du Conseil supérieur de la magistrature tenu la veille à Port Gentil. Trois révocations de magistrats y ont été envisagées, dans le cadre des mesures présentées par le chef de l’État comme participant à l’assainissement de la vie publique et au renforcement de la confiance des citoyens dans la justice.

À travers ces nouvelles mises en garde, le président entend ainsi rappeler que la lutte contre la corruption ne concerne pas uniquement les agents directement impliqués dans les pratiques illicites, mais également ceux qui les couvrent ou les tolèrent.

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