Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’industrialisation en consolidant son partenariat avec Ciments de l’Afrique. Les autorités gabonaises envisagent désormais une participation plus importante dans le capital de la filiale locale du groupe marocain, avec l’ambition d’accompagner durablement le développement du secteur cimentier national.
Installée à Owendo depuis 2015, CIMAF a progressivement renforcé sa présence au Gabon grâce à des investissements majeurs et à une montée en puissance continue de ses activités. Aujourd’hui, l’entreprise prépare une nouvelle phase de son expansion avec l’objectif de presque doubler sa capacité de production pour atteindre 1,85 million de tonnes de ciment par an d’ici fin 2026.
Cette évolution représente une avancée importante pour le pays, qui poursuit activement ses grands projets d’infrastructures et ses programmes de modernisation. En augmentant les capacités locales de production, le Gabon cherche à répondre plus efficacement à la demande nationale tout en réduisant sa dépendance aux importations.
Dans cette dynamique, CIMAF développe également à Ntoum une usine de broyage de calcaire estimée à 27 milliards FCFA. Ce projet industriel illustre la volonté commune de valoriser davantage les ressources locales et de construire une filière cimentière plus intégrée, créatrice d’emplois et de valeur ajoutée pour l’économie gabonaise.
Les autorités gabonaises souhaitent désormais encourager une production davantage tournée vers la transformation locale. C’est dans cet esprit qu’intervient la réorganisation progressive du régime fiscal appliqué aux importations de clinker à partir de 2027. Cette orientation vise à stimuler les investissements industriels sur le territoire national et à renforcer la compétitivité de la production locale sur le long terme.
Le rapprochement entre l’État et CIMAF traduit également une vision économique plus ambitieuse portée par Libreville : celle d’un partenariat stratégique entre les pouvoirs publics et les investisseurs industriels afin d’accélérer la diversification économique du pays.
Après une première ouverture du capital évoquée en 2025, la volonté affichée d’aller plus loin confirme l’importance accordée au secteur industriel dans la politique de développement du Gabon. À travers cette coopération renforcée, le pays entend poser les bases d’une industrie plus moderne, plus autonome et capable de soutenir durablement la croissance nationale.










































