Le lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe dispose désormais d’un laboratoire scientifique entièrement équipé, fruit d’un financement du Japon estimé à 73 millions de FCFA. L’inauguration officielle s’est déroulée le 15 mai à Libreville, en présence de la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, aux côtés de partenaires éducatifs et diplomatiques.
Dans une ambiance marquée par la satisfaction des équipes pédagogiques, cette nouvelle infrastructure vient répondre à un besoin longtemps exprimé dans plusieurs établissements du pays, celui d’offrir aux élèves la possibilité d’apprendre les sciences autrement que sur le papier. Grâce à ce laboratoire, les cours de physique, de chimie et de sciences de la vie et de la terre pourront désormais s’appuyer sur des expériences concrètes, rendant l’apprentissage plus vivant et plus accessible.
La ministre a reconnu à cette occasion que le manque d’équipements scientifiques reste un défi dans le système éducatif gabonais. Elle a toutefois réaffirmé la volonté des autorités de multiplier ce type d’initiatives afin de moderniser progressivement les conditions d’enseignement et d’encourager davantage de vocations dans les filières scientifiques et techniques.
Représentant le partenaire japonais, Ando Yoshio a rappelé que ce projet constitue le 95e soutien accordé par le Japon au Gabon dans le cadre de ses programmes d’aide aux initiatives locales. Il a également précisé qu’il s’agit du premier projet spécifiquement orienté vers les sciences naturelles, illustrant ainsi la volonté de renforcer durablement les capacités scientifiques des établissements scolaires.
La cérémonie a également été l’occasion de lancer officiellement Miss Science 2026, un concours porté par le ministère de l’Éducation nationale. Cette initiative vise à encourager les jeunes filles à s’orienter davantage vers les filières scientifiques et technologiques, encore largement dominées par les garçons.
Entre modernisation des infrastructures et promotion de l’égalité des chances, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large qui est de faire de l’éducation scientifique un véritable levier d’émancipation et de développement pour la jeunesse gabonaise.
