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Libreville : malgré les interdictions de l’AGASA, la vente de lait et d’eau se poursuit dans les rues

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Le phénomène est particulièrement visible dans les zones très fréquentées de la capitale. Installés aux abords des routes, dans les marchés ou à proximité des lieux de passage, les vendeurs proposent quotidiennement ces produits à une clientèle attirée notamment par leur accessibilité. Pour ces commerçantes, cette activité représente surtout une source de revenus indispensable.

Le problème se pose toutefois avec davantage d’acuité lorsqu’il s’agit de produits nécessitant des conditions de conservation adaptées. L’absence de dispositifs appropriés de stockage, notamment de chaînes du froid, ainsi que l’exposition à la chaleur et aux intempéries peuvent compromettre leur qualité sanitaire. Une situation qui interpelle alors que l’AGASA a précisément pour mission de veiller au respect des normes de sécurité alimentaire.

Sur le terrain, l’application des mesures apparaît néanmoins difficile. Les contrôles et les opérations de saisie ponctuelles ne semblent pas suffire à faire disparaître durablement ces pratiques. Une fois les opérations terminées, le commerce reprend souvent, porté par la nécessité pour les vendeuses de maintenir leur activité et de répondre à une demande bien présente.

Derrière cette situation se trouve donc un dilemme difficile à résoudre. D’un côté, les autorités cherchent à protéger les consommateurs en imposant des règles sanitaires. De l’autre, de nombreux petits commerçants dépendent de la vente ambulante pour assurer leurs revenus quotidiens.

La persistance de ce commerce pose ainsi la question des moyens à mettre en œuvre pour concilier protection des consommateurs et réalités économiques. Au delà des interdictions et des sanctions, la sensibilisation des vendeurs et des clients apparaît comme un enjeu important, tout comme la recherche de solutions permettant aux acteurs du secteur informel d’évoluer vers des circuits de commercialisation conformes aux normes sanitaires.

À Libreville, le défi reste donc entier : faire respecter les règles de sécurité alimentaire sans ignorer les réalités sociales et économiques qui permettent à ce commerce de rue de perdurer.

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