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La rencontre entre les autorités gabonaises et françaises à Nairobi marque une étape importante dans l’évolution des relations économiques entre le Gabon et ses partenaires étrangers.

Le pays ne se contente plus d’accueillir des investissements : il souhaite désormais définir plus clairement les règles du jeu. L’objectif est simple faire en sorte que la présence des entreprises étrangères profite davantage à l’économie locale et à long terme.

Dans ce contexte, plusieurs groupes déjà implantés dans le pays sont directement concernés. Le secteur minier, avec Eramet, illustre cette nouvelle approche : l’État gabonais souhaite renforcer son rôle dans la gouvernance et la valorisation des ressources, notamment le manganèse.

Dans l’énergie, des acteurs comme Perenco et TotalEnergies sont encouragés à aller plus loin dans la transformation locale, à réduire certains impacts environnementaux et à renforcer le transfert de compétences vers les structures nationales, notamment la Gabon Oil Company.

Le mouvement touche aussi les infrastructures et les services. Des entreprises comme Africa Global Logistics sont appelées à contribuer à la baisse des coûts logistiques, tandis que Air France est attendue sur sa capacité à soutenir le transport de marchandises et le développement touristique. Les investisseurs comme Meridiam, impliqués dans des projets structurants, sont également concernés par cette logique de résultats concrets.

Enfin, les nouvelles orientations fiscales et réglementaires renforcent cette dynamique : présence réelle des entreprises sur le territoire, lutte contre les structures fictives, fiscalité ajustée et soutien accru aux PME locales.

Au fond, cette évolution traduit une volonté claire : le Gabon cherche à transformer ses ressources naturelles en véritable levier de développement économique interne, plutôt qu’en simple source d’exportation.

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