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La visite présidentielle a débuté par le pôle pédagogique CTRI, présenté comme l’un des nouveaux leviers de modernisation de l’UOB. Pensé autour des usages numériques et des nouveaux besoins de l’enseignement supérieur, le bâtiment entend offrir un cadre plus adapté aux exigences actuelles de la formation universitaire.

L’infrastructure compte huit salles d’enseignement, dix bureaux administratifs, une salle multimédia ainsi qu’un studio destiné à la production de contenus pédagogiques répondant aux standards du CAMES. Une salle polyvalente et une unité de traitement des eaux complètent également l’ensemble.

Avec une capacité pouvant atteindre 2 400 étudiants par jour, le nouveau pôle devrait permettre de mieux répartir les enseignements et de réduire la pression sur les infrastructures déjà existantes. Son système d’exploitation des salles doit également faciliter leur utilisation et améliorer l’organisation des activités pédagogiques.

Mais l’un des temps forts de la cérémonie s’est joué quelques mètres plus loin. Après avoir été fermé pendant près de trente ans, l’auditorium de l’UOB a retrouvé ses fonctions à la faveur d’une réhabilitation entièrement financée par l’État.

D’une superficie de 1 800 m², l’espace dispose désormais d’une salle principale pouvant accueillir entre 470 et 510 personnes. Il comprend également une salle de réunion, des espaces techniques, des sanitaires, deux salles d’attente, deux cabines destinées aux journalistes et une régie audiovisuelle.

Un espace VIP, un bar pour les cocktails ainsi qu’un salon présidentiel ont également été aménagés. L’objectif est de permettre à l’université d’accueillir de nouveau des conférences, colloques, rencontres scientifiques, cérémonies et grands rendez vous universitaires.

La réouverture de l’auditorium porte également une forte dimension symbolique. Désormais baptisé Auditorium Pierre Louis Agondjo Okawé, il rend hommage à une figure marquante de l’université et du monde juridique gabonais, ancien doyen de la Faculté de droit et des sciences économiques et ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon.

Pour la famille du disparu, cette dénomination constitue un geste de reconnaissance qui dépasse la simple rénovation d’un bâtiment. Elle inscrit également l’histoire de l’université dans la mémoire collective.

Au delà de l’UOB, la cérémonie a permis de mettre en lumière plusieurs chantiers engagés dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. Les autorités annoncent notamment la création de 3 500 places supplémentaires à l’UOB, à l’Université des sciences de la santé, au Centre universitaire des sciences de la santé et à l’Université des sciences et techniques de Masuku.

Les investissements portent également sur la rénovation des salles de cours, le renouvellement des équipements pédagogiques et informatiques, l’amélioration des espaces universitaires ainsi que la restauration destinée aux étudiants.

La question du numérique occupe elle aussi une place importante dans cette transformation. Le déploiement d’une couverture Wi Fi intégrale dans les établissements concernés est annoncé pour la mi octobre 2026. Une évolution qui doit faciliter l’accès aux ressources numériques et accompagner l’intégration de nouveaux outils dans les méthodes d’apprentissage.

Pour les autorités, cette modernisation ne se limite donc pas à construire de nouveaux bâtiments. Elle traduit une volonté de faire de l’université un véritable espace de formation, d’innovation et de préparation aux besoins de l’économie nationale.

L’ambition affichée est de permettre aux étudiants de disposer de meilleures conditions pour développer les compétences nécessaires à leur insertion professionnelle, tout en favorisant l’émergence d’écosystèmes tournés vers l’innovation et la production de connaissances.

Après les inaugurations, Brice Clotaire Oligui Nguema a poursuivi sa visite dans plusieurs espaces de l’UOB, notamment le rectorat réhabilité, les installations dédiées à la musique et les dortoirs. Le chef de l’État s’est ensuite rendu au restaurant universitaire, où il a échangé directement avec des étudiants sur leurs conditions de vie, d’études et de restauration.

Avec le nouveau pôle pédagogique et la réouverture de son auditorium, l’UOB affiche ainsi des signes visibles de transformation. Reste désormais à inscrire ces infrastructures dans la durée et à faire en sorte que leur mise en service se traduise concrètement par une amélioration du quotidien universitaire.

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