Cette nouvelle grille tarifaire a été annoncée le 1er octobre par la ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Edwige Opportune Pouninguinza, lors d’une rencontre avec les organisations syndicales. Les nouveaux tarifs sont applicables immédiatement.
Pour les particuliers, cette révision représente une hausse de 100 FCFA sur le litre d’essence, soit 9,5 % de plus qu’auparavant. Les gros consommateurs sont également concernés, avec un litre de super fixé à 1 500 FCFA et le gasoil à 1 650 FCFA.
Avec ce nouveau tarif, la République centrafricaine se retrouve une nouvelle fois en tête des prix de l’essence dans la zone CEMAC. Les données disponibles autour de septembre 2026 plaçaient déjà le pays au-dessus de ses voisins, avec un litre de super vendu 1 050 FCFA. À cette période, le Cameroun affichait 840 FCFA, le Congo 775 FCFA, le Tchad 700 FCFA, la Guinée équatoriale 645 FCFA et le Gabon 595 FCFA.
Le passage à 1 150 FCFA accentue donc considérablement l’écart. Le litre d’essence coûte désormais 310 FCFA de plus qu’au Cameroun et 555 FCFA de plus qu’au Gabon.
Le gasoil connaît lui aussi une nouvelle progression. Avant cette hausse, le litre était vendu 828 FCFA au Cameroun et 575 FCFA au Gabon, contre 1 250 FCFA en Centrafrique. Désormais fixé à 1 400 FCFA, il confirme le niveau particulièrement élevé des prix du carburant dans le pays.
Cette nouvelle hausse intervient après plusieurs changements importants des tarifs à la pompe. En janvier 2023, le prix du super était passé de 865 à 1 300 FCFA le litre, tandis que le gasoil avait augmenté de 855 à 1 450 FCFA. Une baisse décidée en mai 2025 avait ensuite ramené le super à 1 050 FCFA et le gasoil à 1 250 FCFA.
La hausse du 1er octobre 2026 efface ainsi une partie de cette baisse et porte le litre d’essence à un nouveau niveau particulièrement élevé pour les consommateurs centrafricains.
Cette situation s’explique notamment par la dépendance de la Centrafrique aux importations de produits pétroliers. Contrairement aux principaux producteurs d’hydrocarbures de la CEMAC, Bangui doit largement s’approvisionner à l’extérieur pour répondre à sa demande intérieure.
Une évolution des coûts d’approvisionnement peut donc rapidement se répercuter sur les prix à la pompe. Pour les ménages comme pour les transporteurs et les entreprises, cette nouvelle hausse pourrait également se traduire par une augmentation des dépenses liées aux déplacements et au transport des marchandises.
