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L’année 2025 aura été contrastée pour le secteur extractif gabonais. Si les derniers mois ont laissé apparaître quelques signes de reprise, le bilan global reste marqué par un ralentissement de l’activité, conséquence des difficultés persistantes dans plusieurs filières stratégiques.

Selon les données disponibles, l’activité extractive a progressé de 4,4 % au quatrième trimestre. Une amélioration notable qui traduit un regain d’activité dans certaines branches clés de l’économie nationale après plusieurs mois plus compliqués.

Malgré cette reprise tardive, le secteur termine l’année sur une baisse globale de 2,7 %. Le recul du pétrole et du manganèse a sérieusement pesé sur les performances de l’industrie extractive, toujours fortement dépendante des fluctuations des marchés internationaux.

Dans ce contexte, le gaz naturel apparaît comme l’un des rares moteurs de résistance du secteur. Après des débuts d’année marqués par des variations de production, la filière a enregistré une nette accélération au dernier trimestre, avec une hausse de 14,1 % de la production commercialisée.

Cette embellie s’explique notamment par une demande plus soutenue et par une réduction des incidents techniques qui avaient perturbé l’activité au cours des mois précédents. Sur l’ensemble de l’année, la croissance du gaz naturel reste toutefois modérée, à 1,2 %, signe d’une reprise encore prudente mais réelle.

Le pétrole, pilier historique de l’économie gabonaise, a également montré quelques signes de stabilisation en fin d’année. La production a progressé de 1,6 % au quatrième trimestre grâce à une meilleure disponibilité des équipements et à l’optimisation de certains sites d’exploitation. Mais cette amélioration n’a pas suffi à inverser la tendance annuelle, qui reste négative avec un recul de 2,9 %.

Même constat du côté du manganèse. Soutenue par les performances des sites de Moanda et de Franceville, la filière a connu un rebond de 10,8 % au dernier trimestre. Toutefois, les contraintes logistiques et les difficultés structurelles continuent de freiner le secteur, qui enregistre finalement une baisse annuelle de 2,5 %.

Au-delà des statistiques, ces résultats rappellent surtout la vulnérabilité de l’économie gabonaise face aux variations des matières premières. Chaque ralentissement du pétrole ou du manganèse a des répercussions directes sur l’activité nationale.

Si le regain observé en fin d’année nourrit un certain optimisme pour 2026, il souligne également l’urgence pour le Gabon de poursuivre la diversification de son économie afin de réduire sa dépendance au secteur extractif et construire une croissance plus stable sur le long terme.

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