Dans une note datée du 1er octobre 2026 et signée par le maire de Libreville, Eugène M’ba, cette disposition a été communiquée aux maires adjoints, aux maires d’arrondissement et à leurs collaborateurs. La décision fait suite à une rupture de stock constatée depuis le 29 septembre dernier.
Concrètement, les services municipaux sont invités à continuer de légaliser les actes concernés sans exiger l’apposition du timbre municipal. L’objectif est d’éviter que les citoyens se retrouvent dans l’impossibilité d’effectuer leurs démarches administratives pour une raison indépendante de leur volonté.
Pour justifier cette mesure, la mairie s’appuie sur l’article 49 de la loi organique n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation. Ce texte prévoit que les signatures manuscrites apposées par le maire dans l’exercice de ses fonctions administratives conservent leur valeur lorsqu’elles sont accompagnées du sceau de la mairie.
La municipalité précise ainsi que l’absence temporaire de timbre ne remet pas en cause l’authenticité des documents concernés, dès lors qu’ils portent la signature du maire en fonction et le sceau de l’institution. La perte de recettes liée à cette dispense est, selon la note, supportée par la mairie de Libreville.
Une disposition particulière est également prévue pour les actes de décès. Durant cette période, les usagers pourront recevoir leurs volets sans timbre. Ils devront ensuite les rapporter aux services compétents afin de faire apposer les timbres lorsque ceux-ci seront de nouveau disponibles.
Cette mesure reste exceptionnelle et temporaire. Elle vise à maintenir le fonctionnement des services d’état civil et à éviter que la pénurie de timbres municipaux ne se transforme en obstacle supplémentaire pour les habitants de la capitale gabonaise.
