Le Gabon vient de perdre l’une de ses figures emblématiques de la musique. Jimmy Ondo, connu sous le surnom de « The Brand New Man » et souvent présenté comme le « James Brown gabonais », est décédé ce lundi 3 août 2026 à Oyem, sa ville natale. Avec sa disparition, c’est une page importante de l’histoire de la pop et du rock gabonais qui se tourne.
La nouvelle de sa disparition plonge le monde artistique et ses nombreux admirateurs dans l’émotion. Figure marquante de la scène musicale gabonaise, Jimmy Ondo avait construit sa réputation à partir des années 1970, à une époque où les sonorités pop et rock venues des États Unis connaissaient un véritable engouement.
Avec son style, son allure et surtout son énergie sur scène, l’artiste avait réussi à développer une identité musicale singulière. Il comptait parmi les pionniers qui ont contribué à populariser ces sonorités au Gabon, aux côtés notamment d’Oscar et d’Alain Bongo.
Au fil de sa carrière, Jimmy Ondo s’était constitué un répertoire qui a marqué plusieurs générations. Des titres comme « Faisons l’amour », « Quand tu ris » ou encore « L’Amour » restent associés à cette période faste de la musique gabonaise. À ces chansons s’ajoutaient des morceaux aux influences anglophones, parmi lesquels « Hey Joe », « La Nuit » et « In My World ».
L’artiste ne s’était toutefois pas limité au public gabonais. Sa musique avait également franchi les frontières nationales et trouvé un écho en Europe, notamment à la fin des années 1970. Une trajectoire qui témoigne de l’ambition et de l’originalité d’un artiste qui entendait faire rayonner la création musicale gabonaise au delà de son pays.
Parmi les moments marquants de son parcours figure également sa collaboration avec Alain Bongo sur le titre « Si dans la vie / Restons Gabonais, Restons Africains ». Une œuvre qui demeure attachée à une époque où la pop et le rock occupaient une place importante dans le paysage musical national.
Ceux qui l’ont connu décrivent un homme plutôt discret en dehors de la scène, mais capable de se transformer dès qu’il se retrouvait face au public. Le contraste entre sa réserve et son tempérament scénique aura largement participé à son aura auprès des mélomanes.
Jimmy Ondo s’est éteint à Oyem, dans une relative discrétion, après avoir marqué de son empreinte l’histoire musicale du Gabon. Sa disparition laisse derrière elle un patrimoine musical appelé à continuer de vivre à travers ses chansons et les souvenirs de ceux qui l’ont applaudi.
À travers ses mélodies et son style, « The Brand New Man » aura contribué à écrire une partie de l’histoire de la musique gabonaise. Aujourd’hui, les projecteurs se sont éteints, mais son héritage artistique demeure. Le Gabon perd un artiste, tandis que plusieurs générations de mélomanes conservent en mémoire une voix et une présence qui auront marqué leur époque.
















































