Depuis l’incendie survenu à la centrale d’Akournam 2, le samedi 23 mai 2026, des milliers d’habitants d’Owendo, de Bikélé et des quartiers voisins vivent une situation très difficile. Pendant quatre jours, plusieurs zones sont restées privées d’électricité, plongeant de nombreuses familles dans une véritable épreuve du quotidien.
Dans les maisons, les congélateurs se sont arrêtés les uns après les autres, laissant des provisions entières se détériorer. Viandes, poissons, boissons et produits surgelés ont fini à la poubelle après des heures, parfois des jours, sans courant. Pour beaucoup de ménages, ces pertes représentent un coup dur dans un contexte économique déjà compliqué.
Face à l’urgence, certains habitants ont essayé de sauver ce qui pouvait encore l’être en fumant les aliments ou en les partageant avec des proches et des voisins. D’autres, impuissants, ont vu disparaître plusieurs semaines de réserves alimentaires. Au fil des jours, la colère et l’incompréhension ont commencé à grandir dans plusieurs quartiers.
Mais les conséquences de cette panne ne se limitent pas aux pertes alimentaires. Les petits commerces ont vu leurs activités fortement perturbées, tandis que l’absence d’éclairage public a accentué le sentiment d’insécurité durant les nuits. Dans certaines zones, les habitants dénoncent aussi un manque de communication et regrettent de ne pas avoir été suffisamment informés sur l’évolution de la situation.
Aujourd’hui, une question revient avec insistance. Qui prendra en charge les dommages subis par les populations ? Beaucoup estiment que cette crise ne peut pas rester sans suite, au regard des préjudices financiers et matériels endurés par les familles concernées.
Au-delà de l’incident, cette nouvelle panne relance le débat sur la fragilité des infrastructures énergétiques au Gabon. Dans des villes en pleine expansion, où l’électricité est devenue indispensable à la vie quotidienne, aux activités économiques et à la sécurité des populations, de nombreux citoyens peinent à comprendre qu’un seul incident puisse encore paralyser des quartiers entiers pendant plusieurs jours.
Pour beaucoup d’habitants, cette situation met surtout en évidence les limites des mécanismes de prévention, d’entretien et de gestion des urgences dans le secteur énergétique. Car aujourd’hui, l’accès stable à l’électricité n’est plus un simple confort vu qu’il est devenu une nécessité vitale pour des milliers de familles.
















































