Le dossier judiciaire de Alain-Claude Bilie-By-Nze continue de susciter de nombreuses attentes à Libreville. Ce mardi 26 mai 2026, la deuxième Chambre d’accusation de la Cour d’appel judiciaire devait examiner une nouvelle requête introduite par les avocats de l’ancien Premier ministre, déterminés à obtenir sa remise en liberté.
Depuis son placement en détention préventive le 16 avril dernier pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance, l’ancien chef du gouvernement vit au rythme des procédures judiciaires et des audiences décisives. Autour de lui, proches, soutiens politiques et observateurs suivent avec attention l’évolution de cette affaire devenue particulièrement sensible sur le plan politique et judiciaire.
Cette fois, la défense mise sur une faille de procédure qu’elle considère majeure. Les avocats de Alain-Claude Bilie-By-Nze estiment que le juge d’instruction n’aurait pas respecté les délais prévus par l’article 96 du Code de procédure pénale après une demande d’acte déposée le 30 avril dernier. Selon eux, aucune ordonnance motivée n’aurait été rendue dans les huit jours imposés par la loi.
Pour les conseils de l’ancien Premier ministre, cette absence de réponse pourrait constituer une irrégularité de nature à fragiliser toute la procédure judiciaire engagée contre leur client. C’est sur cette base qu’ils ont demandé l’annulation de certains actes ainsi que la levée du mandat de dépôt.
Dans les couloirs du palais de justice de Libreville, beaucoup estiment que cette audience pourrait représenter un tournant décisif. Si la Chambre d’accusation venait à reconnaître les arguments de la défense, Alain-Claude Bilie-By-Nze pourrait retrouver la liberté de manière provisoire, en attendant la suite de l’instruction.
Pour ses partisans, cette éventuelle décision serait perçue comme un signal d’apaisement et le respect du principe des droits de la défense. Du côté de ses avocats, l’espoir demeure que la justice fasse prévaloir le strict respect des règles procédurales dans ce dossier à forte résonance nationale.
















































