Le Centre national de santé mentale (CNSM) est au cœur d’un plan de redressement annoncé lors du Conseil des ministres du 8 octobre 2026. Face à la dégradation de ses infrastructures et à l’augmentation des besoins en soins psychiatriques, le Gouvernement prévoit une enveloppe provisoire de 1,605 milliard de FCFA pour remettre l’établissement à niveau.
Avec seulement 87 lits, le centre fait face à une saturation qui complique la prise en charge des patients. La situation est notamment aggravée par la hausse des troubles mentaux et la présence de personnes en situation d’errance dans les rues de Libreville. À cela s’ajoutent l’insuffisance des équipements, le manque de médicaments et des effectifs qui peinent à répondre aux besoins.
Pour répondre à cette urgence, un plan d’action sur six mois prévoit la réhabilitation des locaux, le renforcement des moyens humains et matériels ainsi que l’amélioration de la sécurité des patients et du personnel. Une commission interministérielle spéciale sera chargée de coordonner les opérations.
Mais le Gouvernement entend aller au-delà de cette remise à niveau. La construction d’un hôpital psychiatrique à Port Gentil et la création de centres provinciaux de santé mentale sont également envisagées. L’objectif est de rapprocher les soins des populations et de réduire la concentration des services spécialisés à Libreville.
Reste désormais à concrétiser ces annonces, notamment en précisant le calendrier des travaux, les financements effectivement mobilisés et les moyens qui seront consacrés au recrutement de personnel qualifié. Car au-delà des bâtiments, l’amélioration durable de la santé mentale au Gabon dépendra aussi de la disponibilité des médicaments, de la qualité des soins et de la répartition des services sur l’ensemble du territoire.
