Au Gabon, l’ivresse publique est désormais plus strictement encadrée. Le Code pénal révisé en 2019 prévoit des sanctions à l’encontre des personnes en état d’ébriété troublant l’ordre public, mais aussi des professionnels qui continuent de les servir.
Toute personne manifestement ivre dans un lieu public rue, place ou établissement ouvert et dont le comportement perturbe la tranquillité peut être interpellée immédiatement. Dans ce cas, la procédure relève du flagrant délit, avec une comparution directe devant le tribunal correctionnel. Les peines encourues peuvent aller jusqu’à trois mois d’emprisonnement, assorties d’une amende pouvant atteindre 100 000 francs CFA. Des alternatives, comme des travaux d’intérêt général, peuvent également être prononcées.
Les établissements de vente d’alcool sont eux aussi concernés. Servir un client déjà en état d’ivresse expose les responsables à des poursuites plus lourdes. La loi prévoit des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et 3 000 000 de francs CFA d’amende.
À travers ces dispositions, les pouvoirs publics cherchent à limiter les débordements liés à l’alcoolisation excessive et à préserver la tranquillité collective. Le texte met en avant une responsabilité partagée entre consommateurs et professionnels, dans un objectif de prévention et de maintien de l’ordre public.

















































