Une vive inquiétude règne dans l’Ogooué-Maritime après le naufrage d’un remorqueur survenu dans la nuit du 23 au 24 mai 2026 au large de Gamba. Depuis plusieurs heures, les équipes de secours multiplient les recherches pour tenter de retrouver quatre marins gabonais toujours portés disparus.
Le convoi maritime, composé d’un remorqueur et d’une barge de type S6 exploitée par la société MTG, effectuait une liaison entre Kango et Port-Gentil, avec une escale préalable à Libreville. Selon les premières informations recueillies, les dernières communications avec l’équipage remontent à environ 1 heure du matin, avant que tout contact ne soit brusquement interrompu.
L’alerte a été donnée à l’aube par le navire à passagers Victoria Jet, qui assurait la liaison entre Port-Gentil et Libreville. En pleine traversée, l’équipage a repéré la barge dérivant seule au large, laissant craindre un grave accident maritime.
Face à l’urgence, les autorités gabonaises ont rapidement déclenché une vaste opération de secours. La Marine nationale a mobilisé le patrouilleur P665, le remorqueur civil Anicia, une unité de la gendarmerie maritime ainsi qu’un avion de surveillance ALSR afin de quadriller la zone du naufrage.
Malgré plusieurs heures de recherches aériennes et maritimes, aucun survivant ni radeau de sauvetage n’a encore été retrouvé. Une situation très préoccupante qui nourrit l’angoisse des familles des disparus.
Les opérations ont néanmoins permis de localiser l’épave du remorqueur à près de 62 mètres de profondeur. Des spécialistes des interventions sous-marines devraient être sollicités dans les prochaines heures afin d’inspecter l’épave et tenter de déterminer les circonstances exactes du drame.
Dans un communiqué, le chef d’état-major de la Marine nationale, le vice-amiral Charles Hubert Bekale Meyong, a assuré que les recherches se poursuivent sans relâche. De son côté, la ministre d’État chargée de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, a promis de tenir régulièrement l’opinion informée de l’évolution de la situation.
Au-delà du drame humain, cet accident relance aussi les interrogations sur les conditions de sécurité du transport maritime le long des côtes gabonaises, où les convois assurent quotidiennement le transport de marchandises et de matériels entre plusieurs localités du pays.














































