Sur le terrain, les responsables de la sécurité routière ont passé en revue les équipements déjà installés dans plusieurs zones du Grand Libreville. L’objectif était notamment de vérifier leur état de fonctionnement et leur capacité à assurer les missions prévues avant leur mise en service.
Ce dispositif doit progressivement modifier la manière dont certaines infractions sont constatées. Jusqu’ici, le contrôle repose principalement sur la présence physique des agents sur les axes routiers. Avec la vidéo verbalisation, certaines infractions pourront être détectées à distance grâce à des caméras installées sur des points stratégiques.
Excès de vitesse, franchissement irrégulier d’un feu rouge ou encore stationnement interdit figurent parmi les comportements susceptibles d’être relevés par le système. L’objectif affiché est de renforcer le respect du Code de la route et de contribuer à une meilleure prévention des accidents.
Cette évolution intervient dans le prolongement des annonces faites plus tôt dans l’année par le ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, concernant l’introduction progressive de cette technologie au Gabon.
Mais au delà de l’installation des caméras, c’est toute la chaîne de traitement des infractions qui devra fonctionner efficacement. Une fois une infraction détectée, encore faut il pouvoir identifier le véhicule concerné, établir la contravention et informer son propriétaire dans des conditions clairement définies.
Le projet de digitalisation du transport routier prévoit justement plusieurs outils destinés à accompagner cette transformation, notamment une plateforme numérique interconnectée et un registre national des véhicules. La dématérialisation de certaines procédures doit permettre de faciliter la transmission et le suivi des infractions.
Le fonctionnement du dispositif avait déjà été expliqué en juillet par Paulin Bekale Mba, chargé d’études à la DGSR. Selon les explications alors données, lorsqu’une infraction est détectée, la plaque d’immatriculation du véhicule est relevée par le système afin de permettre la génération d’un avis de contravention et la transmission des informations aux différents postes de contrôle.
Reste désormais à préciser les modalités pratiques qui accompagneront cette nouvelle façon de verbaliser. Notification des amendes, moyens de paiement, validation des infractions et possibilités de contestation seront notamment déterminants pour les automobilistes.
Avec l’inspection des premiers équipements, le projet entre donc dans une phase plus concrète. Si le calendrier prévu est maintenu, les conducteurs du Grand Libreville pourraient prochainement composer avec un nouveau paramètre sur les routes : des caméras capables de relever certaines infractions sans qu’un agent soit nécessairement présent sur place.
Une évolution qui devrait faire du respect du Code de la route une responsabilité encore davantage surveillée au quotidien.
