Il y a un an, le coup d’État du 30 août 2023 au Gabon ouvrait une nouvelle séquence dans l’histoire du Gabon. Quelques mois plus tard, les urnes venaient confirmer une volonté populaire claire : tourner la page et avancer autrement.



En portant Brice Clotaire Oligui Nguema à la tête de l’État, les Gabonais n’ont pas simplement choisi un dirigeant. Ils ont exprimé un besoin profond de changement, dans leur quotidien comme dans la manière de gouverner.




Douze mois plus tard, tout n’a pas changé. Mais une chose est certaine : le pays ne tourne plus à l’arrêt.
Remettre de l’ordre : une étape discrète, mais décisive
Les premières décisions n’ont pas toujours fait grand bruit. Et pourtant, elles ont été essentielles.
Dans les administrations, dans les services publics, un mot est revenu avec insistance : rigueur. Il a fallu reprendre le contrôle, remettre de la discipline, réorganiser ce qui ne fonctionnait plus.
Ce travail de fond, peu visible, est souvent celui que les populations perçoivent le moins. Mais c’est aussi celui qui conditionne tout le reste. Sans un État structuré, aucun progrès durable n’est possible.
Aujourd’hui, même si tout n’est pas encore fluide, beaucoup reconnaissent que les lignes commencent à bouger.
Produire ce que nous consommons : le pari de la souveraineté alimentaire
Dans les marchés, dans les provinces, chez les agriculteurs, un message revient de plus en plus : il faut produire local.
La vision portée par Brice Clotaire Oligui Nguema est claire : réduire la dépendance aux importations et redonner toute sa place à la terre.
Encourager les cultures locales, soutenir les producteurs, valoriser le “made in Gabon” — ce n’est pas seulement une orientation économique, c’est une question de souveraineté.
Car un pays qui se nourrit lui-même est un pays qui se tient debout.
L’entrepreneuriat comme moteur : redonner confiance à la jeunesse
Dans les villes comme dans les quartiers, une autre dynamique prend forme : celle de l’initiative.
De plus en plus de jeunes tentent, osent, créent. Petits commerces, services, activités locales… l’entrepreneuriat devient peu à peu une alternative crédible à l’attente d’un emploi public.
Le message impulsé au sommet de l’État est clair : l’avenir du Gabon passera aussi par ses entrepreneurs.
Créer de la richesse localement, encourager l’effort, valoriser le travail — autant de leviers qui, sur le long terme, peuvent transformer en profondeur l’économie nationale.
Une gestion plus responsable des ressources publiques
Autre évolution notable : la manière de gérer les finances de l’État.
Là où les dérives étaient souvent dénoncées, une nouvelle exigence s’installe progressivement : mieux contrôler, mieux orienter, mieux utiliser.
Ce changement ne produit pas encore tous ses effets dans le quotidien des Gabonais. Mais il envoie un signal fort : celui d’une volonté de rompre avec les pratiques du passé.
Et sur ce point, beaucoup s’accordent à dire que la direction prise est la bonne.
Des attentes fortes, mais une trajectoire désormais claire
Bien sûr, tout n’est pas réglé.
Dans les foyers, les préoccupations restent les mêmes :
le coût de la vie, l’accès à l’eau, l’électricité, l’emploi.
Mais une différence notable apparaît : le sentiment que quelque chose est engagé. Que le pays avance, même lentement. Que les efforts commencent à s’inscrire dans une logique de construction.
Et cela change déjà beaucoup.
Un projet structuré autour de priorités essentielles
L’action engagée depuis un an s’articule autour de grandes orientations claires :
• remettre l’État en ordre
• relancer l’économie sur des bases plus saines
• encourager la production locale
• soutenir l’initiative privée
• améliorer progressivement les conditions de vie
• renforcer le sens de la responsabilité collective
Ces axes ne relèvent pas du discours. Ils dessinent une trajectoire.
Un changement qui se joue aussi dans les mentalités
Le véritable tournant est peut-être là.
Car au-delà des décisions politiques, c’est toute une manière de voir les choses qui évolue. L’idée que le développement dépend aussi de chacun. Que l’État ne peut pas tout, sans l’engagement des citoyens.
Respect des règles, refus des pratiques informelles, implication dans la vie économique : ce changement-là est lent, mais essentiel.
Une première année qui redonne de la perspective
Après douze mois à la tête du pays, Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas tout transformé. Et personne ne pouvait sérieusement s’y attendre.
Mais il a enclenché quelque chose de plus important : une dynamique.
Le Gabon ne promet plus seulement. Il commence à se reconstruire.
Regarder devant
Le plus dur reste à faire. Mais le plus important est peut-être déjà acquis : une direction, une volonté, un cap.
Un an après, l’espoir n’est plus seulement un sentiment. Il devient, peu à peu, une réalité en construction.
Et pour beaucoup de Gabonais, cela suffit déjà à croire que cette fois, le pays peut réellement avancer.

















































